Clermont : entre chaud et froid pour les 22 000 supporters

  • Les supporters de Clermont lors de la demi-finale contre Toulon en 2010
    Les supporters de Clermont lors de la demi-finale contre Toulon en 2010 Jean Paul Thomas / Icon Sport - Jean Paul Thomas / Icon Sport
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22 000 supporters ont fait le court déplacement vers Saint-étienne. Un souvenir énorme évidemment... Avec une belle frayeur pour parachever cet après-midi frais au dehors, chaud en dedans.

Christian Boninsegni n’est pas près d’oublier cette demi-finale de Saint-étienne, malgré la kyrielle de matchs auxquels il a assisté depuis son premier abonnement en… 1972. « Depuis, je n’ai plus manqué un seul rendez-vous à domicile de saison régulière et je pense que j’ai vu tous les matchs de phase finale de championnat sauf la finale 1978 car mon épouse accouchait. » Mais sa mémoire est précise, il n’est pas du genre à confondre les joueurs et les époques. « Il faisait froid, 7 à 8°C. Nous étions partis de Clermont vers 11 heures à trois voitures, dans une ambiance assez tendue. Cette demie reste à mon avis le plus beau match de Top 14 depuis quinze ans. De plus, Saint-étienne, c’est près de chez nous alors nous étions venus en force. On devait être 22 000 Clermontois quelque chose comme ça. Nous étions plus nombreux que les Toulonnais, même si eux aussi s’étaient déplacés en nombre. Je n’ai retrouvé une telle ambiance pour un match de phase finale qu’en 2017 pour notre demi-finale européenne face au Leinster à Lyon. Et ce fut aussi une rencontre magnifique (victoire 27-22). »

L’arrivée des joueurs escortés par quatre motards, la haie d’honneur en descendant du bus, le casse-croûte malgré la température hivernale, il pourrait les décrire aussi bien que les péripéties de la rencontre : « On y a vraiment cru avec l’essai de Malzieu, cette course de soixante-dix mètres assez extraordinaire. Franchement, on ne le pensait pas aussi rapide. C’était quand même un joueur assez lourd, mais il nous a bluffés sur ce coup-là. Il est passé devant Lovobalavu alors qu’il avait du retard au départ avant d’aplatir du bout des doigts. Je pense que l’essai était valable. Pour celui de Zirakashvili, je préfère être honnête : je pense que l’arbitre a fait une erreur et qu’il doit s’en mordre les doigts. Maintenant, il appellerait la vidéo. C’est sûr. Quant au drop de Brock James, sur le coup je ne le vois pas passer. » Il était ce jour-là en tribune Est, soit derrière les poteaux du bon côté pour vivre le dernier coup de théâtre : « Quand Lovobalavu a percé, j’ai arrêté de respirer. J’étais sûr que s’il marquait on allait perdre avec un buteur comme Jonny Wilkinson pour transformer… » Mais le destin sourit aux Clermontois et Christian se retrouva propulsé vers une nouvelle finale, sa septième après six défaites : « On avait beaucoup souffert mais on se disait qu’on finirait bien par en gagner une. » Mais le Chaudron de Saint-étienne, si propice aux matchs chauds, lui montra aussi ses défauts : impossible de croiser les joueurs après le match. « Dans ces stades de foot, tout est cloisonné. C’est un peu dommage. D’habitude, on arrive à parler aux joueurs, les plus sympas avec nous, c’était Privat et Cudmore, et juste derrière Rougerie et Floch. »

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