Interrogations : un chemin encore long

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Si tout va bien, le rugby reprendra son cours en septembre. Mais trois problématiques se posent, dès aujourd’hui avec les conditions de la reprise, l’embouteillage du calendrier et les huis clos.

Enfin, le rugby entrevoit le bout du tunnel, au loin. Mais avant d’entendre retentir le premier coup de sifflet, il reste de nombreux obstacles à surmonter. La question sanitaire se pose, avant tout. Et si l’intersaison était marquée par des soucis dans l’application des protocoles, o combien contraignants ? Et si, malgré toutes les précautions, un club se retrouvait confronté à une multitude de cas de Covid-19 ? Le bon déroulement de la saison prochaine – son équité, aussi — reste conditionné à la bonne santé des joueurs. La mise en quarantaine d’une équipe serait de nature à tout chambouler ou à créer des déséquilibres organisationnels majeurs. Le risque existe, indubitablement, et plane comme une menace.

Avant de revenir sur les terrains, le rugby devra aussi résoudre un de ses habituels problèmes rendu encore plus épineux par la situation actuelle : l’harmonie de son calendrier. Pour l’heure, chacun travaille à son scénario de son côté. Mais entre la planification d’un Top 14 amené à commencer le 5 septembre, les phases finales des Coupe d’Europe 2020-2021 espérées, du côté de l’EPCR, entre la mi-septembre et le 17 octobre et la possibilité, toujours d’actualité, de sessions de tournées internationales par-delà les deux hémisphères, l’agenda déborde de partout avec des doublons en cascade.

Des enjeux financiers contradictoires

Pour toutes les instances concernées, l’enjeu financier paraît de taille et la position de chacun s’entend. Mais les joueurs ne pourront pas être partout en même temps. Des arbitrages deviennent indispensables, sous peine de se retrouver face à des cas de figure plus ubuesques que jamais.

Enfin, dernier péril, et non des moindres : la crainte des huis clos. Le 28 avril dernier, Edouard Philippe avait ouvert une fenêtre : "Tous les événements de plus de 5 000 personnes sont interdits jusqu’en septembre", avait affirmé le Premier ministre. Autrement dit, à partir du 1er septembre, aucune limitation n’est actée. En théorie, la reprise devrait donc se dérouler dans des conditions normales. Mais une deuxième vague de la pandémie ou des mesures plus drastiques de la part du gouvernement pourraient changer la donne. Si le rugby venait à limiter ses capacités d’accueil, l’économie de ses clubs, en premier lieu, s’en trouverait sévèrement impactée. Et donc, leur avenir.

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