Bilan des clubs - Nevers : la dynamique était là...

  • Zack Henry (Nevers)
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Après un départ poussif, les joueurs de la nièvre avaient trouvé la bonne carburation pour continuer leur ascension progressive.

Pour le coup, l’ascension était aussi progressive que linéaire. Promu en Pro D2 lors de la saison 2017-2018, Nevers avait terminé l’exercice à une remarquable septième place au classement. L’année suivante, le club avait poursuivi sa marche en avant en gagnant une position pour se hisser sur la sixième marche et ainsi glaner sa qualification pour les phases finales. Voilà un peu plus d’un an, l’équipe de la Nièvre s’était alors inclinée avec les honneurs en barrage sur la pelouse de Bayonne (26-32), futur pensionnaire de Top 14. Où en était-elle à l’instant où la crise du coronavirus est venue mettre à l’arrêt l’ensemble des compétitions ? Les Nivernais pointaient tout simplement à la cinquième place du championnat. Logique, direz-vous… Quand cette formation s’est invitée dans l’antichambre de l’élite il y a trois ans, ambition assumée depuis un certain temps, elle présentait des moyens conséquents reconnus par tous mais s’appuyait surtout sur une méthodologie efficace. À vrai dire, le président Régis Dumange avait toujours affirmé qu’il n’était pas question de brûler les étapes, plutôt de les franchir en temps voulu, en confiant les rênes de son projet au manager Xavier Péméja. Voilà comment ce club s’est retrouvé propulsé en modèle de construction, que ce soit sur les plans sportif, financiers ou encore organisationnels. Aujourd’hui, il présente par exemple des infrastructures taillées pour le haut niveau.

Sept succès en neuf matchs

En début de saison, cette écurie était donc érigée, si ce n’est en favorite, du moins en candidate légitime à la montée en Top 14. Mais celle-ci a eu du mal à se placer dans la continuité de l’édition précédente et le départ fut poussif, comme en attestait la défaite à domicile d’entrée contre Soyaux-Angoulême, ou l’immense claque reçue à Oyonnax dans la foulée (16-54). Durant les mois suivants, les hommes de Péméja ont été branchés sur courant alternatif, entre succès de prestige et revers inattendus. Ce qui explique pourquoi ils se sont retrouvés à végéter dans une sorte de ventre mou du championnat. Mais Nevers, taillé pour jouer les premiers rôles, avait trouvé la bonne carburation, allant jusqu’à grimper les échelons au classement semaine après semaine. Pour preuve, sur ses neuf derniers matchs disputés, les coéquipiers du capitaine Hugues Bastide avaient aligné sept victoires. Sachant, en plus qu’ils avaient une rencontre en retard à rattraper, ce qui aurait pu encore davantage les rapprocher des sommets. L’Uson était l’une des équipes en grande forme de Pro D2, placée dans une dynamique ultra-positive… La suite ? On ne la connaîtra jamais.

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