Bilan des clubs - Béziers : une drôle de saison

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Avant d’être secoué en coulisses par la proposition de rachat d’investisseurs émiratis, l’ASBH a soufflé le chaud et le froid sur le terrain au cours d’un exercice singulier.

Jusqu’au bout, l’exercice 2019-2020 n’a pas été de tout repos pour Béziers. Une saison complexe, aussi bien sur le plan sportif qu’administratif, où la pérennité du club héraultais a parfois été compromise. Le départ de David Gérard à Lyon l’été précédent, conjugué au manque de renforts dans l’effectif avait fait planer quelques doutes. D’abord chassées par une entame de saison tonitruante, ces incertitudes ont finalement très vite été confirmées. D’octobre à fin janvier, l’ASBH a connu un long et douloureux passage à vide, où la solidité défensive des hommes de David Aucagne (lire par ailleurs) n’a pu compenser leur inefficacité offensive. Neuf défaites en douze matchs, quelques victoires très poussives… L’hiver fut rude en terres biterroises. Même sur leur pelouse de Raoul-Barrière, les Héraultais ont eu beaucoup de mal à s’exprimer. Au point que le public rouge et bleu a fini par déserter les tribunes. 4 593 spectateurs en moyenne… c’est mille de moins que la saison précédente.

Best : "le constat de ce club depuis trois ans"

Et quand bien même le maintien en Pro D2 ne fut pas réellement menacé, le taulier Jonathan Best concède les lacunes affichées par son équipe, sans toutefois oublier ses qualités. "Béziers est une équipe à réaction. Il y a des moments où ça peut aller et puis, par la suite, on a des mauvaises surprises, même si derrière, nous arrivons à relever la tête. Béziers est capable de gagner n’importe où mais est aussi capable de perdre à domicile contre n’importe qui. C’est un peu le constat de ce club depuis trois ans que j’y suis", résume le capitaine de 36 ans.

Point noir de la saison, cette lourde défaite à domicile contre Nevers début janvier (17-44). "Nous en prenons quarante à domicile, une belle rouste à la maison. Ça nous a fait très très mal", se souvient Best. Malgré tout, la copie n’est pas à jeter. Auteure d’un départ canon, l’ASBH est aussi parvenue à relever la tête en février. Coupés dans leur élan par l’arrêt de la compétition, les Biterrois restaient sur une série prometteuse de quatre succès en cinq matchs. De quoi permettre à Porical, Meafua et consorts de se hisser à la neuvième place, à seulement cinq points du premier qualifié, Biarritz. "La dynamique était plutôt de notre côté avant l’arrêt de la saison", regrette Jonathan Best. Reste désormais à savoir si la formation biterroise jouira d’un nouveau statut à la reprise. Après cette drôle de saison, l’avenir de l’ASBH s’écrit pour l’instant avec un grand point d’interrogation (lire aussi en page 23).

Si, en coulisses, l’avenir de l’ASBH se joue actuellement, l’effectif biterrois ne devrait guère connaître de révolution cet été. Faute de timing (la période des mutations se clôturant le 10 juillet), le groupe sera sensiblement le même que lors de l’exercice précédent. De fait, plusieurs joueurs en fin de contrat et toujours sans club pourraient être prolongés dans les semaines à venir. Ce que l’on sait en revanche, entre autres, c’est que David Aucagne ne pourra plus compter sur son jeune centre anglais Wesley Douglas, en partance pour Brive. Tout comme les deux puissants flankers Kelly Meafua (Montauban) et Tyrone Viiga (Provence). Du côté des arrivées, et malgré l’incertitude qui plane autour d’un éventuel repreneur, Béziers est parvenu à convaincre le troisième ligne Alex Tulou, l’ouvreur Tristan Tedder et le centre Jarrod Poï. Ils ont tous connu le Top 14 et se présentent comme des renforts de poids. En attendant d’autres officialisations… ?

Émilien VICENS
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