Bilan des clubs - Clermont : le verre à moitié plein

  • Sébastien Vahaamahina rentré coupable de son coup de coude au mondial, incarne cette vague d’internationaux qui n’ont pas eu le rendement espéré à leur retour en club.
    Sébastien Vahaamahina rentré coupable de son coup de coude au mondial, incarne cette vague d’internationaux qui n’ont pas eu le rendement espéré à leur retour en club. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Sans avoir jamais totalement maîtrisé leur rugby, les Auvergnats avaient fait le nécessaire pour demeurrer en course sur les deux tableaux.

Jusqu’à l’arrêt prononcé des compétitions, la saison clermontoise n’avait rien du long fleuve tranquille. "Certes, tout n’était pas parfait, loin de là. Mais à date, nous avions fait le nécessaire pour être dans les clous" objecte Franck Azéma, quand on lui soumet le constat. L’entraîneur clermontois s’exprimait là à propos de possibles barrages de la qualification pour la prochaine Coupe d’Europe, qui auraient opposé l’ASM (6e) au Stade toulousain (7e). "Ces barrages ne riment à rien. Que je sache, au moment de l’arrêt des championnats, nous étions sixièmes du Top 14 et qualifiés pour les quarts de finale de Champions Cup." Factuellement, c’est irréfutable.

Pour aboutir à ce constat malgré un niveau de jeu oscillant entre le moyen et le décevant, Clermont a toutefois dû jongler. Avec les absents de la Coupe du monde, d’abord. Onze joueurs, rien que ça, et évidemment les plus en vue de son effectif. Durant ce laps de temps, un tiers du championnat tout de même (8 matchs), l’ASM a tant bien que mal limité la casse. Une défaite à la maison face à Pau compensée par des victoires à Bayonne et au Stade français. Le compte y était.

Une dynamique enfin enclenchée

C’est plutôt au retour des internationaux, finalement, que la machine ne s’est pas relancée dans les proportions espérées. Du moins en Top 14. Car l’ASM, sans matelas pour gérer, a dû cibler ses priorités. Sans surprise, c’est sur la Coupe d’Europe qu’elle a misée. "Le format est plus dense, plus nerveux. Une défaite et vous êtes en danger. Deux défaites et vous êtes quasiment éliminés" professe encore Azéma. Si le niveau de jeu et d’investissement laissait parfois sérieusement à désirer en championnat (défaite à la maison contre l’UBB, 34 points encaissés à Toulouse, 41 points à Toulon…), les Auvergnats faisaient le nécessaire et ressortaient le grand jeu en Champions Cup. D’une poule relevée (Ulster, Bath, Harlequins), ils s’extirpaient avec les honneurs, leaders, avec une seule défaite à Belfast et qualifiés pour les quarts de finale, qui plus est à domicile face au Racing 92.Quand ce quart de finale aura-t-il lieu ? Prévu début avril, il devait être l’occasion de lancer la fin de saison clermontoise, là où tout se joue et où s’adjugent les titres. "Il y a eu des hauts et des bas dans notre saison, on ne peut pas le nier. Mais on sentait que la dynamique repartait dans le bon sens, les dernières semaines. On montait en puissance, on retrouvait de la confiance. Je suis sûr qu’on aurait eu notre carte à jouer en fin de saison" promettait récemment le 3e linge Arthur Iturria, en même temps qu’il regrettait l’arrêt des compétitions.

Cette prophétie ne trouvera jamais sa vérification. Et si l’ASMCA doit bien défendre ses chances dans des phases finales de Champions Cup décalées à l’automne, ce sera avec l’effectif de 2020-2021. Un effectif qui, sur le papier, semble renforcé. Clermont, longtemps chahuté, espère encore conclure l’exercice 2020 sur un titre. Ce serait le premier sacre continental de son histoire.

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