Ntamack : « Je ne me vois pas jouer ailleurs qu’au Stade toulousain »

  • Romain Ntamack (Toulouse) contre le Leinster lors d'un match de Champions Cup à Ernest Wallon.
    Romain Ntamack (Toulouse) contre le Leinster lors d'un match de Champions Cup à Ernest Wallon. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Ouvreur de toulouse et du XV de France, le Toulousain pure souche, Romain Ntamack, qui a fêté ses 21 ans le mois dernier, revient sur son éclosion, évoque ses ambitions, parle du XV de France, de 2023... Sans langue de bois et avec conviction. Rencontre.

On vous avait quitté le 8 mars dernier en Écosse, avec une sortie prématurée du terrain, une défaite et un arrêt soudain du Tournoi. Difficile de ne pas être frustré par une telle tournure des événements...

Ce jour-là, il n’y a rien eu pour nous et ce, dès le début du match : il y a eu ce carton jaune puis ce coup de genou ou de coude sur la tempe pour moi... J’étais un peu sonné et les tests ont montré que je n’étais pas en pleine possession de mes moyens pour revenir en jeu. Et après, il y a eu le rouge. Rien n’a souri ce jour-là... C’est rageant car on aurait pu faire mieux et, jusqu’alors, la sélection était sur une bonne dynamique. Mais nous sommes tout de même plutôt contents du Tournoi.

À vos yeux, ce Tournoi, même sans Grand Chelem, reste donc positif ?

Oui, il s’inscrit sur la lancée du Mondial. Je ne dirais pas que ce qui s’est passé en Écosse est anecdotique mais ce n’est pas ce que je garde en tête. Je veux retenir les trois premiers matchs qui étaient très satisfaisants et encourageants pour la suite.

D’ailleurs, le Tournoi risque de reprendre et de se conclure cet automne...

Oui mais ça paraît loin. Je n’ai pas du tout la tête à France-Irlande. J’attends déjà que le match soit confirmé avant d’y penser. Personne ne sait pas encore trop où l’on va, au niveau du calendrier.

Comment, en tant que compétiteur, avez-vous vécu le confinement et ces semaines sans sport ?

Au début, je dois avouer que ça m’a fait du bien de couper. Depuis la préparation de la Coupe du monde, je n’avais pas arrêté. Quand j’ai vu que ça durait, le terrain et le ballon ont commencé à sérieusement me manquer... ça devenait long sur la fin. Au moins, ça a permis de se régénérer et de bien profiter des proches.

Ce temps libre pouvait être aussi l’occasion d’une réflexion sur vous, votre parcours, votre futur...

Je ne suis pas du genre à regarder ce qui est derrière mais, en revanche, je me suis projeté sur l’avenir. Je me suis mis à réfléchir à ce que je pouvais faire à côté du rugby pour sortir de ce cadre qui est tout de même usant mentalement. Je réfléchis à deux ou trois choses.

Avant de parler d’avenir, revenons pour commencer sur le passé : la semaine dernière a marqué les deux ans de votre titre de champion du monde moins de 20 ans. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Quand j’y repense et quand je revois passer les images sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d’émotions qui remontent. Un peu de nostalgie, aussi. Nous sommes très fiers de ce titre. Je ne sais pas si l’on réalise vraiment la portée de cet exploit. Le potentiel de notre génération s’est confirmé depuis car, pour la plupart, nous sommes devenus titulaires en club ou en passe de le devenir.

Vous aviez surpris la France du rugby. Vous êtiez-vous surpris ?

Non, pas vraiment. Le groupe se connaissait depuis les moins de 16 ans. À l’époque, personne ne se disait que l’on serait champions du monde ensemble mais ça travaillait très dur et chacun commençait à s’épanouir. Puis, il y a eu ce stage à Doha, en début d’année, pour monter le projet de jeu et préparer la saison. Je me rappelle encore d’une réunion avec David Darricarrère et Seb Piqueronies. Les coachs avaient insisté sur l’importance de la Coupe du monde en nous disant que le Tournoi serait en quelque sorte expérimental. Avec les leaders, on leur a dit : "Vous savez, le 6 Nations aussi, on veut le gagner, sachez-le." Ils nous ont regardé avec un grand sourire. Ils ont compris à ce moment-là quelles étaient nos ambitions. Nous avons remporté le Tournoi puis enchaîné avec le Mondial. C’est le plan qui était prévu.

Peut-on considérer cette Coupe du monde comme le point de départ de votre éclosion ? Quand on regarde la chronologie, ça y ressemble...

Oui, ça m’a déjà fait découvrir un autre poste, celui de centre, et donc gagner en polyvalence. C’est ce qui m’a permis d’avoir du temps de jeu l’année d’après en club car j’ai passé presque toute la saison en 12 avec le Stade. Grâce à ce repositionnement, j’avais moins de responsabilités, plus de recul sur le jeu. ça m’a libéré. La confiance est venue et j’ai pu me montrer. Puis Jacques (Brunel) m’a appelé pour le 6 Nations 2019, j’ai enchaîné avec les phases finales en club, il y a eu ce titre de champion de France puis la Coupe du monde. Quand tu as tout ça qui arrive en peu de temps, ça t’apporte une confiance incroyable. Tu as l’impression que rien ne peut t’arriver. Même si j’ai gardé les pieds sur terre, évidemment. Mais je me suis dis que toutes les années de travail payaient et ça m’a donné envie de redoubler d’efforts pour connaître ces moments le plus souvent possible.

Votre ascension a été fulgurante. Peut-être même plus rapide que ce que vous espériez...

Plus vite que ce que j’espérais non, car j’espérais y être rapidement (sourire). Mais plus vite que ce que j’aurais cru, oui, ça c’est sûr. C’était impensable de me voir aussi haut aussi vite. Ça aurait été prétentieux en tout cas. Je n’ai pas trop réfléchi, j’ai surtout cherché à profiter un maximum de tout ce qui se passait. Si tu commences à trop regarder où tu en es et où tu veux aller, ça ne peut que te ralentir. J’ai la chance d’être bien entouré. Et puis, de nature, je ne suis pas du genre à m’enflammer. Après, quand l’on fait un petit retour comme ça sur le passé, on peut ressentir de la fierté.

En quoi avez-vous changé en tant que joueur ?

Avec tout ce que j’ai connu, j’ai gagné en maturité, forcément. Et je me suis perfectionné un peu partout. Il faut dire que j’avais beaucoup de travail et je sais qu’il m’en reste encore beaucoup. Sinon, dans le fond, je ne pense pas que mon style ait changé.

Le joueur a beaucoup changé. Et l’homme ?

Dans la vie aussi, j’ai beaucoup évolué. Le fait d’être le cadet de chaque effectif m’a fait mûrir. Je ne parle pas avec les joueurs de 30 ans comme avec les gars de mon âge. Ça m’a ouvert l’esprit sur d’autres choses. Je pense que je suis un peu plus souriant, aussi... Avant, on me disait que je ne l’étais pas trop. Je pense que je suis plus ouvert, décontracté, avec davantage de recul sur ce qui se passe autour.

Vous nous disez être plus souriant. De l’extérieur, on vous voit tout de même souvent avec le masque... Serait-ce une impression trompeuse ?

Il faudrait demander aux gens qui me connaissent vraiment. En dehors du rugby et même aux entraînements, je rigole, j’aime bien déconner. Après, oui, quand je parle rugby avec un journaliste, par exemple, je deviens sérieux, concentré. Il ne faut pas faire le con. Mais le reste du temps, j’aime bien discuter et plaisanter, je vous rassure.

Dans le feu de l’action aussi, vous dégagez un sang-froid à toute épreuve.

Sur le terrain, c’est travail, exigence, professionnalisme. Alors, oui, je suis dans ma bulle. En tant qu’ouvreur, je pars du principe qu’il faut que je sois le plus concentré possible. Si je ne le suis pas et que je ne gère pas bien, les autres à côté seront perdus et c’est moi qui me ferais taper sur les doigts. C’est mon poste qui veut que je sois un peu froid. Mon parcours, aussi. J’ai souvent été le plus jeune de mes équipes en jouant au poste le plus important. Ça m’a obligé à grandir vite dans la tête et à avoir très tôt cette rigueur, cette application. À 17 ans, quand je n’étais encore que Crabos, je me suis par exemple retrouvé avec les moins de 20 ans, dont certains étaient pros, pour disputer les 6 Nations. Il y avait de quoi être déstabilisé.

Vous n’avez finalement pas connu l’âge de l’insouciance, celui auquel on pardonne plus facilement, celui du droit à l’erreur...

Depuis toujours, on m’a confié beaucoup de responsabilités. Mais j’aime cette pression, le fait de sentir que mes coéquipiers comptent sur moi. C’est ce qui me motive. Après, oui, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je le sais depuis que je suis petit. Surtout à ce poste, en France. J’ai conscience qu’au moindre ballon tombé, à la moindre erreur, on te coupe en deux comme si tu avais tué quelqu’un. Cette pression, c’est stimulant, c’est ce qui me fait aimer ce sport aussi.

Il y a aussi votre nom, en plus de tout ça...

Depuis que je suis petit au Stade toulousain et depuis que je porte le maillot des sélections jeunes, je suis attendu. Sans qu’on me le dise forcément. Je me le dis tout seul. Et je sais que les autres n’en pensent pas moins. Mais personnellement, j’essaye juste de donner le meilleur de moi-même pour moi et mes partenaires. Ce qui se dit en dehors m’importe peu.

Romain Ntamack et son père durant le match Toulouse - Montpellier en plein Tournoi des 6 Nations.
Romain Ntamack et son père durant le match Toulouse - Montpellier en plein Tournoi des 6 Nations. - Icon Sport - Icon Sport

Même quand Philippe Sella déclare, lors du dernier Tournoi, que vous êtes le "Platini du rugby" ?

Je l’ai lu. Je lis les articles de temps en temps. Il faut essayer de rester insensible à ça même si je reconnais qu’une telle comparaison fait énormément plaisir sur le coup. D’ailleurs, j’ai envoyé un message à Philippe pour lui dire que ça me touchait mais qu’il exagérait un peu.

Quid des critiques moins positives : vous vous en servez ou vous les ignorez ?

Ça ne me motive pas de prouver à quelqu’un que je ne connais pas ou peu qu’il a tort sur mon compte. En revanche, je suis preneur des critiques constructives de mes entraîneurs, de mes partenaires ou de mon père. Je discute beaucoup avec Ugo (Mola), Clem (Poitrenaud) ou Laurent (Labit) car j’aime avoir différents avis. Pas sur des matchs entiers car à la fin d’une rencontre, je sais très bien si j’ai été bon ou non. C’est plus sur des actions et des prises de décisions particulières que je cherche à avoir un autre regard. À mes yeux, il est important d’avoir cette réflexion en tant qu’ouvreur.

Pour en revenir à l’équipe de France, avez-vous conscience de l’attente que suscite ce que l’on appelle la génération 2023 auprès du public français ?

Oui, en ce moment, quand on croise des gens, ils nous disent régulièrement : "Allez, la Coupe du monde 2023 en France, elle est pour nous." Je comprends l’engouement qu’il y a autour de ça. Parce qu’elle se déroulera dans notre pays et que nous avons gagné trois matchs d’affilée... C’est sûr que ça fait plaisir de voir les supporters retrouver le sourire. Mais il ne faut pas se précipiter en disant : "Il faut absolument être champions." On se met déjà assez de pression de notre côté. Il n’y a pas besoin d’en rajouter. Après, forcément, on n’aura qu’une envie le moment venu : c’est de le gagner ce Mondial. Il ne faut pas oublier que nous serons loin d’être les seuls à avoir cette ambition.

Au sein du XV de France, ce qui marque notamment, c’est cette profusion de jeunes ouvreurs de talent : on pense à vous, Matthieu Jalibert ou encore Louis Carbonel...

On m’en parle souvent. Mais je tiens à dire qu’il n’y a pas que des ouvreurs. Il y aussi des numéros 9, des troisième ligne... Si vous regardez précisément, il y a du monde partout et de la relève qui arrive. Après, forcément, en France, on ne regarde que le numéro 10. D’ailleurs, de dire "tiens, on a trois ouvreurs alors que ça fait dix ans que l’on n’avait personne", c’est décevant. Le rugby français a toujours eu des bons ouvreurs, y compris ces dernières années : François Trinh-Duc, Camille Lopez, Jules Plisson... Je le prends mal pour eux. Ils ont joué à une époque où, dès qu’il y avait une erreur, les gars sortaient. Je pense qu’on ne leur a pas permis d’exprimer leur plein potentiel.

Avant le Tournoi, vous avez affirmé vouloir être fixé en 10 alors que, l’année passée, vous aviez misé sur la polyvalence. Qu’est-ce qui vous a amené à revoir votre position ?

Ce n’est pas que je veux m’installer définitivement en 10. Si je dois jouer un ou deux matchs en 12, j’y jouerai avec plaisir. Mais je voulais que l’on me voit comme un ouvreur en priorité. L’ouverture, c’est mon poste de prédilection. Centre, j’y ai joué un an. J’aime être ouvreur, c’est mon poste. Il y a la Coupe du monde qui m’a fait prendre conscience de certaines choses. Puis, quand je suis revenu au Stade, j’ai joué en 10... Tout ça m’a amené à cette décision.

On a encore plus de mal à vous dissocier d’Antoine Dupont, votre partenaire de club et de sélection...

Cette relation est une chance. On se connaît par cœur. On s’entend très bien dans la vie et, sur le terrain, on se trouve presque les yeux fermés. Pour le reste, tout le monde connaît Antoine et ses qualités. Je vous laisse imaginer à quel point il est simple de jouer avec lui. Je n’ai pas trop à me plaindre...

Le tir au but est-il incontournable, à vos yeux, quand on veut être un 10 de haut niveau ?

Pour moi, oui. Je considère que le 10 doit buter. Après, est-ce qu’il doit forcément être le numéro 1 ? Non, si le pilier bute mieux, c’est lui qui tapera. Mais c’est un bagage indispensable. Quand j’étais petit, c’était pour ça que je voulais devenir ouvreur. Après, au Stade toulousain, le buteur numéro 1, c’est Thomas (Ramos). Il n’y a pas de problème et ce sera toujours comme ça. Mais si Thomas n’est pas là où s’il y a un pépin, il faut que je me tienne prêt. C’est arrivé à Agen la saison passée. C’est comme ça...

En équipe de France, en revanche, vous êtes le dépositaire actuel du tee. Comment appréhendez-vous cette promotion épisodique ?

Je m’entraîne pour que ça passe le plus souvent possible (sourire). C’est vrai que lorsque l’on te dit "tu vas taper contre les Anglais au Stade de France ou au pays de Galles", ça met une petite pression mais c’est à moi de la gérer. Sur le dernier Tournoi, je suis plutôt satisfait. Même si je peux faire mieux. En sachant que je n’ai pas l’habitude de buter en club...

Avant de clôturer le volet Bleu, la question du moment : avez-vous été surpris par la décision de Jefferson Poirot d’arrêter la sélection ?

J’ai été un peu surpris. Je n’étais pas au courant. Pour le peu que je le connais, Jeff est un mec avec la tête sur les épaules. Je sais donc que cette décision est mûrement réfléchie. Pour nous, c’est triste car il comptait énormément dans la vie du groupe et il était un leader incontesté. ça va faire bizarre de ne plus l’avoir. Après, est-ce qu’il reviendra sur ce choix ? On l’espère...

Est-ce que toutes ces retraites internationales ou ces arrêts de carrière prématurés vous interpellent ?

Chacun est libre d’arrêter quand il veut. L’équipe de France, c’est le Graal pour tout joueur. Mais quand tu es au bout au rouleau, c’est que tu as tout donné, c’est aussi simple que ça... Peu importe que tu aies 25, 29 ou 35 ans. Ils se disent que c’est peut-être aussi le mieux pour tout le monde car si tu viens mais que tu n’es pas à 100 %, ça n’aidera pas l’équipe.

Trouvez-vous qu’être rugbyman pro soit dur ?

C’est usant et je comprends qu’au fil des années, ça puisse peser. Mais c’est un métier qui nous passionne et personne ne nous a forcé la main. Je préfère être sur les terrains que de me lever tous les jours à 6 heures pour bosser.

Tout à l’heure, vous aviez évoqué votre réflexion quant à des projets hors rugby. Qu’en est-il ?

J’en ai discuté avec mes parents et le club. J’envisage de reprendre mes études, dans le marketing ou la communication, pour avoir plus de billes, mieux gérer mon image... C’est encore vague mais je me renseigne.

Au niveau des études, jusqu’où aviez-vous été ?

J’ai uniquement eu mon Bac. J’ai arrêté. ça me gonflait. Et puis le rugby commençait à me prendre du temps. Je n’avais alors pas la motivation pour me consacrer aux études.

Vous n’avez toujours porté que le maillot du Stade toulousain. On a du mal à vous voir jouer sous d’autres couleurs...

C’est comme une évidence. J’ai toujours connu ce club, ça doit faire seize ans que j’y suis. Jouer sous d’autres couleurs, dans un autre stade, c’est impensable. Je ne me vois pas ailleurs. Je n’arrive même pas y penser.

Vous êtes sous contrat jusqu’en 2023, comme bon nombre de vos jeunes partenaires. Qu’est-que cela représente à vos yeux ?

C’est super motivant. On évolue ensemble depuis tout petit et, l’année dernière, on a eu la chance de remporter ce titre avec un effectif relativement jeune. C’est magique. Je ne sais pas comment l’expliquer mais le Stade, c’est un club unique. C’est tellement familial, tu peux croiser le fils de l’entraîneur qui joue sur le terrain d’â côté. Quand tu passes par le Stade, ça te marque à vie. Que tu y sois resté trois mois ou dix ans... L’atmosphère de la ville, aussi, y fait beaucoup.

Vous êtes un tantinet chauvin, non ?

Je vends bien ma ville et mon club (sourire). Il faut y vivre pour comprendre.

Le Stade toulousain, c’est aussi une formidable machine à gagner. La réussite d’une carrière dépend-elle avant tout du nombre de trophées ?

Je ne le vois pas comme ça. Je ne crois pas qu’il faille se dire : "Si je gagne six titres, j’aurais réussi." Il y a des mecs qui peuvent être fiers de leur parcours sans avoir de palmarès.

En fin d’année dernière, vous avez été désigné révélation de l’année World Rugby. Avez-vous conscience de l’impact d’une telle distinction ?

Ce qui est marrant, c’est que je savais que ça existait mais je l’avais complètement oublié. Trois jours avant la remise, l’attaché de presse du XV de France m’appelle pour me dire que je suis nommé pour ce truc. C’est sûr que ça fait plaisir d’avoir été retenu. Mais les récompenses personnelles, ce n’est pas trop mon truc. Ça m’a même un peu gêné d’avoir la lumière sur moi alors que sans mes partenaires, je n’aurais rien pu accomplir.

Une consécration ! Le joueur vedette de @FranceRugby Romain Ntamack est reconnu Révélation World Rugby de l'Année 2019, en partenariat avec TUDOR #WorldRugbyAwards pic.twitter.com/oP1jqrjleA

— World Rugby FR (@WorldRugby_FR) November 3, 2019

 

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