Béziers : un déficit chronique qui inquiète la DNACG

  • Jonathan Best of Beziers with team-mates during the friendly match AS Beziers Herault and Stade Toulousain at Stade de Sauclieres on August 13, 2019 in Beziers, France. (Photo by Alexpress/Icon Sport)
    Jonathan Best of Beziers with team-mates during the friendly match AS Beziers Herault and Stade Toulousain at Stade de Sauclieres on August 13, 2019 in Beziers, France. (Photo by Alexpress/Icon Sport) Icon Sport / Icon Sport
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Le gendarme financier du rugby professionnel suit avec attention le dossier biterrois. Un club qui est dans son viseur depuis plusieurs années.

L’ASBH est un « client » régulier de l’instance de contrôle financier de la LNR depuis 6 ou 7 ans. A chaque intersaison, ses dirigeants ont été convoqués devant le conseil supérieur de la DNACG et ont dû répondre à ses interrogations et à ses demandes de garanties. En 2013 il fût sanctionné d’une amende de 30 000 euros assortis d’un retrait de deux points avec sursis. En décembre 2018, Béziers s’était vu infliger une pénalité de 3 points pour des incohérences budgétaires, récupérés en appel. Dès lors, certains et notamment le groupe de possibles repreneurs mené par Christophe Dominici ont fait état d’un déficit sur cette saison qui, selon les sources et les déclarations, allait de 5 à 7 millions d’euros. Tout cela pour un budget prévisionnel pour cette saison d’un peu plus 7 millions. « Fantaisiste », répondent les actuels co-présidents Pierre-Olivier Valaize et Cédric Bistué.

Des artifices économiques légaux

Qu'en est-il exactement ? « C’est un club que l’on surveille, que l’on entend chaque été. Cette année encore, c’est un dossier qui est à l’étude », nous a confirmé le patron de la DNACG Dominique Debreyer, refusant de commenter les chiffres et les accusations sorties de part et d’autre.

Selon nos informations, l’actionnaire principal de la SASP est la holding Passion Ovalie, dont le dirigeant principal est Cédric Bistué. C’est elle qui, depuis plusieurs années, s'occupe de la structure et la santé financière du club. De plus, le club peut aussi compter sur le soutien pour le moment sans faille de Louis-Pierre Angelotti, partenaire et actionnaire minoritaire du club et promoteur-immobilier qui avait mis la main à sa poche l’été dernier, pour combler un trou dans le budget estimé à un peu plus d’un million d’euros.

L'ASBH, qui a déjà utilisé bon nombre d'artifices économiques légaux pour passer les écueils, se retrouve cette année encore dans le collimateur de la DNACG. Un de ses rapporteurs est passé au club la semaine dernières, pendant deux jours, pour évaluer avec l’équipe dirigeante actuelle la situation. Le club a transmis d’ores et déjà un budget prévisionnel pour la saison prochaine qui comporterait encore des zones d’ombre. Autant que celui du plan de reprise de Christophe Dominici et de ses investisseurs émiratis ? A voir.

Dominici n'a « jamais présenté son projet » à la DNACG

Mardi soir, devant le stade Raoul Barrière, l’ancien ailier international du Stade français a affirmé avec véhémence qu’il n’avait rien à cacher et que, selon ses propos, « nous avons présenté notre projet à la DNACG »« Faux », nous a rétorqué son directeur Dominique Debreyer. « J’ai eu Christophe deux fois au téléphone. Il m’a indiqué sa volonté de reprendre le club de Béziers mais il ne nous a jamais présenté son projet », poursuivait l’expert-comptable de formation. Et de préciser qu’il avait informé Dominici de la venue d’un membre de la DNACG au club, prêt à le rencontrer. L’ancien ailier n'a pas donné suite.

Apprenant la reprise en main du club par René Bouscatel, qui doit devenir le prochain président et du remplacement de Cédric Bistué par Louis-Pierre Angelotti, la DNACG a finalement formulé une demande de mise à disposition du projet et de sa structure financière afin d’entériner dans les prochaines semaines, ou pas, son engagement en Pro D2.

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lopezmoreno Il y a 17 jours Le 25/06/2020 à 10:35

le problème pour la DNACG est que Christophe Dominici n'amène aucun élément comptable ou vision pour l'avenir du club. s'est-il fait piéger par une émir . diverse' question peuvent se poser, si cet émir veut reprendre le club et les dettes pourquoi ne pose t’il pas un chèque de caution auprès d'une banque ou d'un avocat pour la garantie de reprise, cela, vu les techniques actuelles de transferts peut se faire en moins de 48 heures. la vrai question est là pour la reprise concernant le reste, il est vrai que si le trou est de 7 millions pour un budget de la même somme, il est temps de mettre la clé sous la porte. où BOUSCATEL va t'il trouver cet argent.

Armagnol Il y a 17 jours Le 25/06/2020 à 10:18

bien des clubs se sont vu sanctionnés par la dnacg pour bien moins de passif que celui de Béziers qui de plus dure depuis plusieurs saisons. la dnacg doit être intransigeante et envoyer ce club en fédérale. Et les dirigeants de club sont tellement stupides (pour être poli) qu'ils ne veulent pas du projet Dominici qui débarque avec 10 M € à minima. la soupe du club doit être bonne du côté de Raoul Barrière pour s'accrocher autant à la présidence, les placards doivent être garnis d'avantageux cadavres.