Bilan des clubs - Colomiers, miracle inachevé

  • Maxime Granouillet (Colomiers)
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Passés proches de la relégation la saison d’avant, les columérins pouvaient rêver du titre.

Le dernier chapitre de cette fabuleuse histoire ne sera jamais écrit. On ne saura jamais si Colomiers, aux portes de l’enfer un an plus tôt, pouvait toucher le Graal cette saison en décrochant le titre de champion, ou au minimum une place en Top 14, validant ainsi une extraordinaire mutation. L’entraîneur Julien Sarraute en est le premier désolé même s’il reste humble malgré une première place honorifique au bout des 23 journées disputées : "Malheureusement, on ne saura jamais ce qui se serait passé. Cette première place est valorisante pour le travail de l’équipe et c’est aussi une récompense pour l’investissement des garçons. Mais rien ne dit que nous aurions fini premiers. C’est dommage que ça s’arrête en cours de route." Alors même si la Colombe a repris son envol, ce miracle reste inachevé laissant place à une grande frustration : "L’aventure humaine est très importante pour nous et certains joueurs qui se sont retroussés les manches la saison précédente pour sauver le club auraient mérité de participer à la grande fête des phases finales. Certains ne seront plus là, la saison prochaine, c’est d’autant plus un crève-cœur." Les raisons de ce renouveau sont multiples mais la cohésion du groupe, qui a vécu des moments difficiles, y est pour beaucoup. L’esprit de revanche et l’envie de mieux préparer la saison ont fait le reste et permis aux Columérins de surprendre les Grenoblois sur leurs terres dès la première journée.

Recrutement réussi

S’imposer chez un gros bras du championnat était la meilleure façon de débuter pour travailler en confiance. Et cela a tout changé pour provoquer la réussite nécessaire. Les joueurs de Julien Sarraute et Fabien Berneau ont même réussi une série de neuf succès consécutifs grâce notamment à une défense de fer mais aussi à l’éclosion de jeunes joueurs au fort potentiel comme Gaëtan Barlot, Guillaume Tartas, Bastien Vergnes, Alexandre Ricard qui se sont imposés aux côtés de joueurs plus expérimentés comme Edoardo Gori. Le demi de mêlée international italien est le symbole d’un recrutement réussi et malin avec notamment les arrivées de Josua Vici et de Jules Soulan. Le premier arrivait du championnat américain, qui n’est pas une référence et le second venait de passer deux ans à Dijon en Fédérale 1. Tous les ingrédients étaient là pour que cette histoire devienne exceptionnelle puisque le club haut-garonnais n’avait jamais été aussi proche d’un retour au plus haut niveau qu’il avait quitté par la petite porte en 2004, avant même la création du Top 14.

Avant de parler circulation des joueurs, lancements de jeu ou relances du fond du terrain, l’entraîneur Julien Sarraute ne jure que par l’état d’esprit de ses joueurs pour parvenir à créer un collectif. Il est bien difficile de calculer une telle donnée mais la qualité défensive d’une équipe est un marqueur important pour l’ancien trois-quarts centre : "L’état d’esprit d’un groupe s’évalue dans l’investissement défensif. L’engagement est la base fondamentale." Le message de l’entraîneur a été entendu par les joueurs de Colomiers puisque l’USC peut s’enorgueillir d’avoir eu la meilleure défense du championnat avec seulement 381 points encaissés en vingt-trois journées. C’est la seule équipe à avoir encaissé moins de 400 points la saison dernière. Mieux, les Columérins sont les seuls à avoir réussi à ne pas encaisser pendant un match. Un exploit qu’ils n’ont pas accompli une fois mais deux : face à Rouen et Béziers. Et Provence rugby n’était pas passé loin du même tarif lors de la dernière journée disputée mais les visiteurs avaient sauvé l’honneur en inscrivant trois points.

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