Le retour des Pumas !

  • Santiago Cordero et Pablo Matera, trois représentants du contingent de joueurs argentins qui séviront cette saison dans le Top 14. Photos Icon Sport
    Santiago Cordero et Pablo Matera, trois représentants du contingent de joueurs argentins qui séviront cette saison dans le Top 14. Photos Icon Sport Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Argentine - Privés de compétition de haut niveau par la crise sanitaire, les internationaux argentins ont tous été invités à "accepter les offres" des clubs européens. Qui suivra donc Guido Petti et Gonzalo Quesada sur le vieux continent ?

Peu avant qu’il ne se lance dans la course à la présidence de World Rugby, Agustin Pichot nous avait confié : "On essaie parfois de m’opposer au Top 14 et à la France. C’est une idiotie. Je n’oublierai en effet jamais que ce pays a accueilli les Pumas quand toutes les autres portes leur étaient fermées." Au début des années 2000, le Tournoi des 6 Nations et la Sanzar étaient donc sourds aux appels du pied de l’Argentine, la nation émergente qui, faute de disputer suffisamment de matchs internationaux, ne pouvait exprimer sa pleine puissance. À l’époque, le Top 14 permit donc aux Agustin Pichot, Ignacio Corleto, Juan Hernandez, Mario Ledesma, Gonzalo Longo, Martin Scelzo, Patricio Albacete, Rodrigo Roncero ou Diego Albanese de se frotter à l’élite européenne, jusqu’à devenir, lors de la Coupe du monde 2007 en France, un effroyable épouvantail. "On a enfanté un monstre", avions-nous d’ailleurs titré au lendemain de la victoire argentine face aux Français, en ouverture du Mondial. Drôle de clin d’œil à une ère où les trente clubs professionnels français comptaient au moins un joueur Argentin dans leurs squads…

Petti sera-t-il suivi ?

Depuis que les Jaguares ont intégré le Super Rugby en 2016, la fédération sud-américaine a pourtant changé sa politique de sélection, fermant pour partie les portes de l’équipe nationale aux joueurs évoluant hors des frontières argentines. La saison dernière, les Pumas de premier plan se comptaient presque en Top 14 sur le doigt d’une seule main et s’appelaient Ramiro Herrera (La Rochelle), Patricio Fernandez (Lyon), Juan Imhoff (Racing 92), Santiago Cordero (Bordeaux-Bègles), Nicolas Sanchez et Pablo Matera (Stade français). La faute à la crise sanitaire ayant mis le Super Rugby à genoux (et à l’arrêt), l’Argentine et les Jaguares ne peuvent plus affronter leurs adversaires sud-africains, australiens et néo-zélandais. Du coup, le vivier des Pumas se retrouve au chômage technique et, décidant logiquement de balayer la politique de sélection mise en œuvre depuis quatre ans, la fédération argentine a donc encouragé ses meilleurs éléments à "accepter les offres de l’étranger".

Depuis les annonces faites par la UAR, les CV de Santiago Boffelli (arrière), Tomas Lavanini (deuxième ligne), Marcos Kremer (flanker), Guido Petti (deuxième ligne) ou Jeronimo De La Fuente (trois-quarts centre) ont tous circulé sur les bureaux des présidents du Top 14. Pour l’instant, seul Petti (Bordeaux-Bègles) a trouvé un nouvel employeur mais tant que la période des mutations n’est pas officiellement terminée, cet excellent deuxième ligne pourrait être suivi par quelques-uns de ses coéquipiers de l’équipe d’Argentine. "Tous ces talents sont très tentants, nous expliquait encore un président de Top 14 en début de semaine. Mais à l’heure où nos masses salariales explosent et que nous demandons à nos joueurs des baisses de salaires, je me vois mal engager l’un d’eux…" Ses pairs seront-ils sur la même position ?

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