LNR/FFR : Bras de fer autour du calendrier du Top 14

  • President of Rugby French Federation (FFR) Bernard Laporte, French president Emmanuel Macron and President of the French league (LNR) Paul Goze during the Top 14 Final match between Toulouse and Clermont at Stade de France on June 15, 2019 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)
    President of Rugby French Federation (FFR) Bernard Laporte, French president Emmanuel Macron and President of the French league (LNR) Paul Goze during the Top 14 Final match between Toulouse and Clermont at Stade de France on June 15, 2019 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) Icon Sport - Icon Sport
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C’est une guerre larvée que se joue depuis quelques jours entre fédération et ligue à propos du calendrier de l’automne prochain. Il est pourtant urgent de l’adopter. Le début de la semaine prochaine sera décisif, car les deux institutions sont contraintes de s’entendre.

Quel sera le match d’ouverture du Top 14 diffusé sur Canal +, vendredi 4 septembre prochain, pour le grand retour programmé du rugby professionnel en France ? Quelle sélection affrontera le XV de France, le 24 octobre prochain, pour sa rentrée internationale ? L’Écosse, le pays de Galles ? Le sélectionneur Fabien Galthié disposera-t-il d’un groupe de 42 joueurs pour un automne avec cinq ou six matchs internationaux ? Toutes ces questions ne trouvent pour le moment aucune réponse, faute d’accord entre les deux institutions, LNR et FFR, qui jouent depuis quelques jours au chat et à la souris. Mercredi soir, la Ligue a approuvé un format de calendrier où ne figure aucun match des Bleus, ni en octobre, ni en novembre. "C’est une provocation" a-t-on hurlé du côté de la fédération dont ses deux représentants au comité directeur de la LNR, Serge Simon et Alban Moga, se sont abstenus lors du vote. De plus, ils ont indiqué que ce calendrier adopté ne serait pas soumis à approbation, lors du comité directeur fédéral programmé ce vendredi. Or, la validation de la FFR est obligatoire.

Au sein de cette instance, on aurait souhaité attendre que World Rugby publie le calendrier international et détermine officiellement la fenêtre de libération des joueurs pour l’automne pour adopter le calendrier du Top 14. Seulement, si la Ligue a souhaité prendre les devants, c’est pour ne pas voir ses clubs privés de leurs internationaux sur l’ensemble de la période pré-réservée par l’institution internationale, c’est-à-dire du 12 octobre au 5 décembre avec six rencontres prévues.

Du côté des clubs, on a annoncé être prêt à libérer les joueurs pour cinq matchs au maximum. À la FFR, on indique qu’outre le France – Irlande comptant pour le 6 Nations 2020, pour avoir trois matchs à domicile en novembre comme il était initialement prévu, il faut aussi se déplacer deux fois. Les sélections du Sud ne venant pas en Europe, pour les remplacer, le comité des 6 Nations veut organiser une compétition à huit nations (avec les Fidji et le Japon) garantissant à chaque pays du Tournoi trois oppositions sur ses terres.

Des positions pas si éloignées l’une de l’autre

Or, par manque de communication, posture de négociation ou élan de mauvaise foi (rayer la mention inutile), on se retrouve à deux mois d’une reprise des compétitions attendue par tous, avec un bras de fer des deux institutions. Elles n’ont pourtant pas des positions si éloignées l’une de l’autre. Du côté fédéral, on murmure être prêt à ne pas sélectionner de joueurs de clubs concernés par les finales de Coupe d’Europe (qui doivent se tenir à Marseille le 16 et 17 octobre), et aussi limiter la participation de chaque joueur à quatre ou cinq matchs. Du côté de la Ligue, on fait aussi passer le message que si la FFR suit la position des clubs français dans les discussions sur une possible harmonisation du calendrier international, on pourrait faire un ultime pas et accepter cette sixième rencontre. Lundi, le conseil de World Rugby doit donner sa version des faits. Ligue et FFR doivent se retrouver mardi prochain, lors d’un comité d’orientation stratégique, pour trouver enfin une position commune. Elle sera ensuite débattue par l’ensemble des présidents de clubs professionnels. Ce sera leur première réunion physique depuis le début de la crise du Covid-19.

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