Saga Agen - Jean-Marcellin Buttin ou l'art de la relance

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    Saga Agen - Buttin : l’art de la relance DDM - MORAD CHERCHARI
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Jean-Marcellin Buttin - Arrière d’Agen. À 28 ans, l’international aux deux sélections a choisi agen pour retrouver du temps de jeu, après une dernière année frustrante à Lyon.

Depuis ses débuts à Clermont, en janvier 2011, un jour d’exploit sur la pelouse des Saracens, Jean-Marcellin Buttin est resté fidèle à son amour de la relance. L’arrière de 28 ans s’apprête justement à amorcer une contre-attaque de loin : après trois ans au sein de l’ambitieux Lou, double demi-finaliste du Top 14, il a décidé de relever le challenge d’Agen, abonné à la lutte pour le maintien.

"D’un point de vue extérieur, les gens peuvent peut-être se dire que c’est une régression, note la recrue phare du SUALG. Je ne le vois pas comme ça. Je sors d’une saison où j’avais moins joué et je n’aurais eu aucune garantie d’avoir plus d’opportunités dans une équipe du top 6. J’avais surtout l’envie de jouer, alors quand cette opportunité s’est présentée, je n’ai pas trop hésité. C’est ce que je recherchais. Comme tout le monde, je me sens mieux quand je peux m’exprimer sur la pelouse."

L’envie de terrain a primé sur tout le reste après une dernière année contrastée au cours de laquelle il aura disputé neuf rencontres pour quatre essais : "C’était frustrant au niveau du temps de jeu. Au début, j’ai dû prendre mon mal en patience. J’ai eu davantage la chance de m’illustrer après quelques mois. J’ai le sentiment d’avoir montré de bonnes choses mais pas suffisamment pour bousculer la hiérarchie sur les gros matchs. On ne sait pas ce qu’il serait advenu si le championnat avait continué."

"Pierre a été transparent"

Si la fin de cette aventure suscite quelques légitimes regrets, ces trois ans entre Rhône et Saône restent une belle expérience à ses yeux : "C’était une super aventure. J’ai eu la chance de regoûter à des phases finales. J’ai beaucoup de bons souvenirs même s’il y a eu des passages plus difficiles à vivre avec des opérations." La séparation s’est finalement produite en douceur pour le numéro 15 : "Pierre (Mignoni) avait été transparent sur mon cas : il n’avait rien à me reprocher, il était très content de moi mais ne savait pas au niveau du budget s’il pouvait me proposer quelque chose et, comptablement, il ne cherchait pas d’arrière supplémentaire. J’ai donc regardé ailleurs. Lyon ne se positionnait toujours pas, ça ne bougeait pas beaucoup… Et puis il y a eu le contact avec Agen. Ça a été assez vite."

Un arrière de bon niveau, à deux sélections et comptant près de 150 matchs en Top 14 : le club lot-et-garonnais voulait saisir l’aubaine. Le candidat, aussi, y a trouvé son intérêt : "Ce choix était logique : c’est un club qui était prêt à m’accorder toute sa confiance et qui me plaisait sincèrement. Ça a pesé dans la balance : l’équipe a marqué de superbes essais l’an passé et laisse de la liberté aux joueurs. C’est dans son ADN. J’espère que ça continuera. Il y a de quoi, vu le bel effectif." Le public d’Armandie n’en attend pas moins de la part de sa formation et de son arrière international : "Il y a peut-être un peu d’attente de l’extérieur mais je ne ressens pas de grosse pression. Je n’arrive pas non plus avec le statut de meilleur marqueur. J’arrive pour apporter un petit plus à ma façon, de manière très humble." Mais sans complexe et avec un appétit de jeu maximal. V. B.

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