Saga Biarritz - Au BO, Gilles Bosch a trouvé « un projet pour me secouer »

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    Saga Biarritz - Au BO, Gilles Bosch a trouvé « un projet pour me secouer » Pablo Ordas / Pablo Ordas / Pablo Ordas
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Gilles Bosch - Nouvel ouvreur du BO. Le Catalan de naissance, qui figure parmi les meilleurs ouvreurs de la division, explique les raisons qui l’ont poussé à rejoindre le club à l’intersaison.

Comment êtes-vous arrivé à Biarritz ?

Jean-Baptiste Aldigé m’avait déjà contacté, il y a deux ans, pour que je signe au BO dès la saison dernière. Je voulais venir mais j’étais sous contrat avec Carcassonne et les négociations n’avaient pas abouti. Il m’a donc reproposé de venir cette année. Le projet qu’il m’avait présenté m’avait directement plu, donc je ne me suis pas posé dix mille questions au moment de signer. Soit je restais à Carca pour y finir sur la durée, soit un projet me plaisait vraiment pour me secouer un peu. Il est arrivé avec Biarritz.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Premièrement, le club, car il est historique. C’est toujours plaisant de jouer dans un club qui a un passé comme le BO. Tous les mecs qui ont porté ce maillot sont des joueurs exceptionnels. Ensuite, le projet est excitant. Ils veulent construire quelque chose sur la durée, c’est intelligent, il y a des moyens sans faire n’importe quoi. L’état d’esprit et la façon de jouer se veulent être bien pour moi.

Avec tout le respect qu’on porte à Carcassonne, le BO est une équipe avec un standing supérieur. En signant à Biarritz, vous affichez votre volonté de jouer les premiers rôles…

Oui, bien sûr. Ce n’est pas le même standing, c’est clair, même si ce que nous faisions avec Carcassonne, c’était top par rapport aux moyens. C’est aussi intéressant pour un joueur de se donner l’opportunité de jouer le haut du tableau. Quand tu finis dans le top 6 avec Carcassonne, c’est un exploit. Quand tu n’y arrives pas avec Biarritz, c’est que la saison est ratée.

Avec le départ de Pierre Bernard, vous êtes appelé à devenir le maître à jouer du BO. Comment l’appréhendez-vous ?

Les performances le diront. Aujourd’hui, nous partons tous sur un pied d’égalité au départ. Le staff ne m’a pas promis une place de numéro un et c’est très bien ainsi. Les joueurs qui étaient là l’an dernier ont terminé dans les qualifiables. Nous, avec Carcassonne, nous n’y étions pas. C’est à moi de me mettre au niveau de tous ces mecs-là, plutôt que de penser arriver en terrain conquis.

Qu’allez-vous essayer d’apporter à cette équipe ?

J’espère amener mon côté animateur dans le sens où les coachs veulent mettre pas mal de vitesse dans le jeu. Ensuite, de l’expérience, car je commence à avoir pas mal de matchs en Pro D2 depuis quelques années.

Comment avez-vous fait évoluer votre jeu ces dernières années ?

Il y a eu plusieurs étapes. En sortant du centre de formation de l’Usap, je suis arrivé en Pro D2 pour me faire un nom. J’étais un peu fou, je jouais de partout. Ensuite, à Grenoble, on m’a appris un jeu un peu plus structuré. Il a fallu que je sois plus directif, j’ai dû faire preuve de davantage de précision dans le jeu au pied de pression.

Vous avez également une solide réputation de buteur…

C’est quelque chose que j’aime depuis toujours. Je ne me pose pas trop de questions à ce sujet. Ça a toujours été un plaisir pour moi et quand c’est le cas, normalement, la réussite suit. J’espère que ça le restera, parce que dès que ça devient une source de stress, ce n’est pas bon.

Propos recueillis par P. O.

Midi-Olympique
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