Saga Oyonnax - Joe El Abd veut « resserrer les liens entre la ville et l'équipe »

  • Joe El Abd, 40 ans, va entamer sa deuxième saison en tant que manager d'Oyonnax
    Joe El Abd, 40 ans, va entamer sa deuxième saison en tant que manager d'Oyonnax Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Pour sa deuxième saison à la tête du staff, l’ex-capitaine emblématique des années Urios compte aller encore plus loin dans sa politique sportive héritée de son mentor.

Se trompe-t-on si l’on avance que depuis votre arrivée à la tête du staff voilà un an, Oyonnax a procédé à une mue afin de retrouver certaines valeurs de l’ère Urios ?

Non, vous ne vous trompez pas… Ce que l’on voulait plus globalement, c’était retrouver l’identité d’Oyonnax en s’inspirant des valeurs de son territoire, de sa ville. Ces valeurs, tout le monde les connaît : l’humilité, le travail. Pendant la période où je suis parti à Castres, il y a eu au club beaucoup d’évolutions très positives, comme le centre d’entraînement, ou la construction d’un terrain synthétique. Par contre, le club a un peu perdu de vue son rapport aux partenaires et aux supporters, qui était un peu plus étroit auparavant. Ce que l’on veut, c’est resserrer le lien autour de nous au sein de la ville, et d’en transposer le mieux possible ses valeurs au club.

Par quoi cela passait-il ?

La première chose était de re-créer une cohésion au sein du groupe. Cela a été un peu compliqué ces quatre dernières saisons, parce qu’il y a eu beaucoup de changement au niveau des staffs. Ce n’est pas l’idéal pour bâtir sur la durée… Il me semble que la saison prochaine, nous pourrons compter sur un groupe stabilisé et solidaire, ancré autour des valeurs dont nous venons de parler. L’an dernier, on a eu l’impression de progresser chaque semaine par rapport à ça, et j’espère que ce sera encore le cas cette saison.

L’USO présentera un effectif composé à 40 % de joueurs issus de sa formation…

(il coupe) C’est une belle évolution par rapport à ce que j’ai connu. Le centre de formation a bien progressé, et on récolte aujourd’hui les fruits de son travail. Avoir un effectif composé à 40 % de joueurs formés au club, c’est super, et on aimerait bientôt parvenir à un taux de 50 %. Mais c’est déjà très bien de pouvoir compter sur une équipe aussi jeune, avec un aussi fort potentiel et une identité bien marquée. Comme tout le monde, nous avons connu des contraintes économiques et notre formation doit nous permettre de passer cet écueil, d’autant que nos jeunes ont pu acquérir pas mal de vécu la saison dernière.

Au niveau du recrutement, vous avez dû procéder à un dégraissage de l’effectif…

Notre meilleur recrutement a été de conserver nos meilleurs joueurs, qui étaient très demandés. Ensuite, il avait été décidé que nous réduirions notre nombre de contrats pros, même avant la pandémie. On ne comptera que cinq recrues dont trois ont d’ores et déjà été annoncées (l’entretien a été réalisé mercredi, N.D.L.R.). Mais cela doit nous permettre de nous étoffer en fonction de nos besoins.

Quel sera votre objectif sportif à court terme ?

Il sera bien sûr de jouer le haut du tableau. Mais on est très humble par rapport à ça, car on sait que la Pro D2 sera bien plus relevée cette année. Les clubs du bas de tableau n’auront pas à digérer leur montée et ont réalisé de beaux recrutements, il reste des cadors comme Perpignan et Grenoble, et on parle évidemment beaucoup de ce qui se passe en ce moment à Béziers. J’ignore ce que cela donnera mais pour l’heure c’est évidemment très excitant pour le Pro D2. La division s’annonce très compétitive cette année, et j’espère que l’on parviendra à bien y figurer. Comme je vous l’ai dit plus tôt, au-delà du classement, notre job au quotidien sera de faire progresser l’équipe chaque semaine. Si on y arrive, on ne devrait pas être loin du haut du tableau. 

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir