Revue de l'élite - L’heure des Marchand, Lamothe ou Barka

  • Très en vue cette saison avec Bayonne, Maxime Lamothe est d'ors-et-déjà surveillé par le staff du XV de France
    Très en vue cette saison avec Bayonne, Maxime Lamothe est d'ors-et-déjà surveillé par le staff du XV de France Icon Sport / Icon Sport
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À un poste où le XV de France est déjà bien fourni, de plus en plus de jeunes talonneurs enchaînent les bonnes performances et pourraient vite pointer le bout de leur nez.

Comme il l’a prouvé avec les récents deux titres de champion de monde moins de 20 ans, le rugby français possède la ressource à de nombreux postes. C’est particulièrement vrai pour celui de talonneur, où le vivier est énorme. Les Bleus l’ont d’ailleurs prouvé ces derniers mois en installant le séduisant duo composé de Julien Marchand (25 ans) et Camille Chat (24 ans), puis en misant derrière eux sur leurs coéquipiers Peato Mauvaka (23 ans) et Teddy Baubigny (21 ans). Pour les accompagner, plusieurs promesses ont également commencé à pointer le bout de leur nez depuis deux ans. C’est le cas (encore) à Toulouse ou les départs récurrents en sélection de Mauvaka et Marchand ont permis au petit frère de ce dernier, Guillaume Marchand (22 ans), de se faire une place de choix à Ernest-Wallon. Auréolé d’un Bouclier de Brennus, au terme d’une finale pour laquelle il était remplaçant, il n’a fait qu’augmenter son temps de jeu, jusqu’à aligner quatorze apparitions en Top 14 pour l’exercice 2019-2020, dont sept titularisations.

De la même génération (ils étaient d’ailleurs les deux talonneurs des Bleuets lors du sacre en 2018), Maxime Lamothe (21 ans) est en train de prendre une nouvelle dimension. Formé à Bordeaux-Bègles, où il a effectué ses débuts dans l’élite et où il est revenu cet été, il a profité de son prêt à Bayonne la saison passée pour définitivement éclore. Aligné à dix-huit reprises toutes compétitions confondues avec les Basques, pour six titularisations, il a prouvé, par sa mobilité et son habileté technique, qu’il était taillé pour le haut niveau. De retour à l’UBB, il sera en concurrence avec Clément Maynadier et Joseph Dweba mais compte bien vivre son envol. De son côté, le Palois Rayne Barka (21 ans), champion du monde avec les Bleuets en 2019, a déjà laissé entrevoir quelques qualités indéniables. Ultra-dynamique pour un joueur de son poste, et notamment en vue lors du Super Sevens à l’Arena, il doit encore progresser sur les bases et les phases statiques mais il va, à coup sûr, monter en puissance.

À Agen, Loris Zarantonello (19 ans) a aussi démontré qu’il était très précoce et possédait un profil complet. Avec huit matchs au compteur toutes compétitions confondues la saison passée, il faudra compter sur lui à l’avenir. Idem pour Gaëtan Barlot (23 ans), pièce maîtresse de Colomiers depuis deux ans, qui a choisi de relever le challenge proposé par Castres. Quant à Florian Dufour (22 ans), qui rejoint Brive après avoir disputé trente-deux rencontres en trois ans à Bordeaux-Bègles, il sera évidemment à surveiller de près. Tout comme il convient de suivre les performances du Biarrot Lucas Peyresblanques (22 ans), dont la réputation a largement dépassé les frontières de Pro D2.

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