Saga Aurillac - Tison pour rebondir

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Malgré un nom et un parcours professionnel qui respire la France, c’est en Afrique du Sud que la recrue, Didier Tison, tient ses origines. Un parcours atypique entre rugby et water-polo.

Cet accent typique que les anglophones ont lorsqu’ils s’expriment même dans un parfait français, trahit ses origines étrangères. D’une mère sud-africaine et d’un père français, parti rejoindre la nation arc-en-ciel pour son travail, Didier Tison voit donc le jour à Springs à côté de Johannesbourg. La recrue passe toute sa minorité à Port-Elizabeth. Tison senior lui transmet sa passion pour le rugby et le fait débuter à 6 ans. Arrivé la majorité, son père l’accompagne en France pour y passer des détections à Albi, avant que le Lou ne jette son dévolu sur lui. "Ce n’est pas que je n’avais pas d’opportunités en Afrique du Sud, explique le principal intéressé, mais les franchises sont blindées là-bas. En France il y a beaucoup plus de clubs professionnels et puis j’ai la double-nationalité, je me suis toujours dit que je viendrais un jour et le championnat est très réputé." Le voilà donc débarqué au centre de formation lyonnais. Titre de champion de France de Pro D2, puis prêt pour gagner du temps de jeu : un schéma que le joueur répétera deux fois.

Ambition Top 14

Seulement le deuxième prêt ne passe pas bien. Il sera rapidement rappelé par Pierre Mignoni, qui n’a pas de place pour lui dans la rotation. Il lui accordera un peu de temps de jeu en Challenge Cup notamment à l’aile. Le joueur compte aujourd’hui 10 matchs de Challenge Cup sans jamais avoir pu disputer une seule minute de Top 14. "Le Top 14, ça reste un objectif pour moi. J’arrive ici de la même manière que quand j’avais quitté Lyon pour Carcassonne. Je viens pour me relancer. Et je sais que viser le Top 14 n’est pas dans les plans du club. Mais tous les ans, Aurillac révèle des bons joueurs qui partent pour le Top 14…"

Avec des mensurations pas très impressionnantes, Didier Tison compense avec les qualités d’athlètes complet. Rien qu’au rugby, il joue troisième ligne, a évolué à l’aile, et sa petite taille, lui permet a d’ailleurs donné des idées à Pierre Mignoni qui l’a fait travailler au poste de talonneur. Mais dans sa jeunesse sportive, il ne s’arrêta pas là. "En Afrique du Sud, on est obligé de pratiquer un sport d’hiver et un sport d’été. Je faisais donc du rugby et du water-polo. J’ai même des sélections jeunes en Afrique du Sud. Mais il a fallu faire un choix. Ce sont deux sports qui demandent de ne pas être musclé de la même façon. En revanche le water-polo est un sport très difficile, qui m’a permis de me forger. Ça m’a également aidé pour tenir les ballons à une main." Également, passionné de nature, de campagnes et de chasse, Didier Tison ne semble pas s’être trompé de destination, côté extra-sportif.

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Baptiste Barbat
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