Saga Nevers - Genevois a dompté le feu

  • Jean Philippe Genevois and Nemo Roelofse of Nevers during the Pro D2 match between USON Nevers v Carcassonne on December 2, 2018 in Nevers, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport)
    Jean Philippe Genevois and Nemo Roelofse of Nevers during the Pro D2 match between USON Nevers v Carcassonne on December 2, 2018 in Nevers, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) Icon Sport - Icon Sport
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Aux prémices de sa carrière, Jean-Philippe Genevois fut parfois trop fougueux, trop agressif. Après avoir dompté le feu qui le consumait, il est devenu la clé de voûte du pack de l’Uson.

En mai 2008, Jean-Philippe Genevois était avec Rémy Vigneaux l’un des deux talonneurs de Bourgoin-Jallieu. à l’époque, Genevois commençait sa carrière, avait le sang chaud et dans le vieux Jean-Bouin, l’actuel leader de combat de l’Uson avait croisé la route de Dimitri Szarzewski, un international alors au sommet de son art. Près de la porte de Saint-Cloud, la température était rapidement montée entre les deux hommes et, d’un coup de tête asséné dans un ruck, le jeune Berjallien (il avait alors 21 ans) avait fracturé le plancher orbitaire du "Tsar", dont nul n’osait alors s’approcher. Entre les deux hommes, l’histoire avait finalement rebondi deux ans plus tard au Stade de France et Szarzewski, visiblement conscient que la vengeance est un plat qui se mange froid, avait répliqué, donnant un violent coup au visage de Genevois, alors à Toulon.

Dix ans plus tard, le feu qui consumait Jean-Philippe Genevois au début de sa carrière s’est évidemment apaisé (il a seulement reçu un carton jaune la saison dernière) et, à Nevers, le talonneur incarne la figure paternelle d’un paquet d’avants relativement jeune. "Jean-Philippe est un roc, explique le manager, Xavier Péméja. C’est un vrai combattant sur le terrain et, en dehors, un mec bien. J’ai été, à Bourgoin, l’un de ses premiers entraîneurs. Cela me ferait plaisir d’être le dernier…"

Un baroudeur du rugby pro

Le rugby ? Genevois est tombé dedans à 5 ans, à Montchanin, le club où son père et ses oncles avaient joué avant lui. Récemment, il confiait à nos confrères du Journal du Centre : "J’ai toujours été très compétiteur, un peu foufou, un peu tête brûlée. Je crois aussi que j’ai le tempérament de ma position dans la famille, le deuxième dans une fratrie de trois : toujours un peu hyperactif, dur à canaliser… En tout cas, le rugby m’a permis de m’exprimer avec ce caractère-là." Élevé à la mamelle de la balle ovale, Jean-Philippe Genevois vit son enfance rythmée par les entraînements de l’école de rugby le samedi et, le lendemain, les matchs de la une à Montchanin ou Chalon-sur-Saône, le club où jouaient alors ses oncles. Après avoir beaucoup baroudé dans sa carrière, après avoir successivement connu les maillots du CSBJ, Biarritz, Toulon et Perpignan, Jean-Philippe Genevois est revenu sur ses terres de Bourgogne en 2017 et y finira probablement sa carrière. C’est ce qu’on appelle, paraît-il, "la parole du sang".

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