Saga Nevers - Péméja : « Les non-Jiff ont quasiment disparu »

  • Xavier Péméja accompagné de son entraîneur assistant Sébastien Fouassier
    Xavier Péméja accompagné de son entraîneur assistant Sébastien Fouassier Icon Sport / Icon Sport
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Le manager de l'Uson passe au crible les forces et les faiblesses de sa formation, puis se projette sur la saison à venir.

Pouvez-vous nous présenter votre équipe ?

Cette équipe, partie de zéro, prend de plus en plus de maturité. Si le championnat de Pro D2 ne s’était pas arrêté en mars, je pense qu’il aurait fallu compter sur Nevers très longtemps, en phases finales. Je crois que ce groupe, s’il est enfin régulier, va faire quelque chose de chouette cette saison. Ouais… J’ai confiance en ces mecs et je serais déçu qu’on n’arrive pas à faire quelque chose de grand.

Pouvez-vous développer ?

Je sens mes joueurs solidaires, engagés, déterminés : quand le président est venu nous dire il y a deux mois que la situation était grave et qu’il fallait passer par une baisse des salaires, aucun d’entre eux ne s’y est opposé. Régis Dumange leur a demandé de l’aide et ils ont tous joué le jeu, que ce soit sur les primes ou les salaires. Ce fut un 100 %.

Le recrutement a été néanmoins timide…

Oui mais on a aussi intégré beaucoup d’espoirs au groupe : le pilier droit Yilmaz, le gaucher Taitutu, le deuxième ligne Ferreira, le flanker Plataret, l’ailier Wallraf, le numéro 8 Gascou, le centre Loaloa et l’ouvreur Faucher auront tous probablement leur chance en Pro D2 cette saison. Du même coup, les non-Jiff ont quasiment disparu de notre effectif : il n’y a en a plus que sept.

Qu’avez-vous cherché chez vos recrues ?

Je vais vous expliquer une chose : Nevers est le seul club où l’actionnaire principal, Régis Dumange, donne plus de 50 % du budget. Aux prémices de la crise, il ne savait pas ce qu’il se passerait dans son entreprise, on avait donc conclu que l’on ne renouvellerait aucun contrat afin de faire des économies de masse salariale. Du coup, seuls Reynolds (Lions) et Hamel (Racing) nous ont rejoints (onze sont partis à l’intersaison, N.D.L.R.).

On dit souvent de l’Uson qu’elle possède une grosse mêlée et des joueurs de défi. Est-ce trop réducteur ?

À mon arrivée ici, j’ai eu une longue discussion avec Sébastien Fouassier, notre entraîneur des avants. Il faisait le même constat que moi : l’équipe était alors trop tournée sur l’offensive. La mêlée, la touche, les ballons portés, c’était secondaire. L’important, c’était le gars qui faisait une feinte de passe et traversait le terrain. Sébastien, qui était arrivé un an avant moi, en souffrait donc énormément. Je lui ai dit : « T’inquiète pas, on va changer ça. » Ce fut dur, ce fut long mais nous y sommes parvenus : notre mêlée est forte, nos mauls pénétrants excellents. Il ne faut pas rêver : le rugby commence là, par un paquet d’avants conquérant.

Quoi d’autre ?

Mon numéro 9 (Joris Cazenave) se comporte enfin en numéro 9. Il a été adopté par les gros, fait partie de leur clan. ça me plaît. La saison dernière, nous avions un demi de mêlée samoan (Auvasa Faleali’i), un excellent joueur de rugby. Mais dans l’état d’esprit, ce n’était pas un demi de mêlée. Un numéro 9 doit vivre avec ses gros, hors du terrain : leur renverser la bière quand ils sont en train de la boire, les taquiner, les pousser à faire n’importe quoi… C’est ça être numéro 9.

Quel est l’objectif de la saison ?

La qualification. L’important est de rester sur une phase de progression : nous avons fini septièmes lors de notre première saison en Pro D2, puis sixièmes il y a deux ans et nous étions cinquièmes en mars. Continuons ainsi. 

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