Saga Racing 92 - Un effectif bâti pour gagner

  • Finn Rusell (Racing 92) fait parti de l'effectif XXL du club francilien
    Finn Rusell (Racing 92) fait parti de l'effectif XXL du club francilien Icon Sport - Icon Sport
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Pour la saison prochaine, voici l'effectif du Racing 92 qui évoluera en Top 14. On y retrouve également les nouvelles recrues.

Arrière

C’est l’embouteillage au fond du terrain. De fait, le départ pour La Rochelle de Brice Dulin a largement été compensé par l’arrivée de la star australienne Kurtley Beale. Libéré par la franchise des Waratahs, il arrivera au Plessis-Robinson la semaine prochaine et sera donc opérationnel pour la reprise du championnat, début septembre. Soyons clairs : les appuis et la vitesse de Beale sur le terrain ultrarapide de la Paris-La Défense Arena devraient être intéressants, pour dire le moins. Au sujet du "caractériel" Beale, reste à savoir s’il se fondra rapidement dans le groupe francilien. Derrière lui, Simon Zebo a beaucoup à se faire pardonner : dépassé la saison dernière par Dulin, plutôt emprunté lorsqu’il fut titularisé par Laurent Travers et Mike Prendergast, l’international irlandais fut très loin de son meilleur niveau. Redeviendra-t-il le joueur que l’on connaît et que l’on aime ? À ce poste, Louis Dupichot est enfin bien plus qu’une solution de repli : propre sur les ballons hauts, bon en défense, Dupichot n’a rien d’un "facteur X" mais n’a jamais déçu sous le maillot du Racing. À suivre aussi le prometteur Donovan Taofifenua (lire ci-dessus). Le Bleuet débarque de Clermont.

Ailier

Sur les extérieurs, le club des Hauts-de-Seine possède deux des meilleurs spécialistes du poste. Juan Imhoff, que les rumeurs les plus dingues annonçaient à tort à Béziers, a toujours dit qu’il terminerait sa carrière au Racing et tiendra donc sa promesse. Rapide, très professionnel, rarement blessé, l’international argentin est l’un des meilleurs finisseurs du circuit professionnel et excelle notamment sur les interceptions. À ses côtés, rien d’autre que le meilleur ailier français, à savoir Teddy Thomas. Très bon avec le Racing dès lors que Virimi Vakatawa le fait "croquer" sur les extérieurs, comme on dit, l’ancien Biarrot fut néanmoins décevant sous les couleurs du XV de France, dont il fut d’ailleurs évincé à la fin du Tournoi des 6 Nations. Louis Dupichot, Simon Zebo et Dorian Laborde (lire ci après) peuvent également occuper le poste.

Centre

De récents sondages, tous publiés sur les réseaux sociaux, donnent Virimi Vakatawa comme le meilleur trois-quarts centre de la planète et on n’est pas loin de penser la même chose. Intouchable chez les Bleus, le Franco-Fidjien l’est évidemment aussi dans les Hauts-de-Seine, où sa puissance et ses passes au cordeau font le bonheur des supporters de l’Arena. À l’intérieur de "Viri", le capitaine Henry Chavancy est indéboulonnable : patron de la défense, porte-drapeau du club, "Riton" devrait pourtant cette année laisser plus de temps de jeu, au milieu du terrain, à Dorian Laborde et François Trinh-Duc. Le premier nommé, excellent l’hiver dernier, a un gabarit de talonneur et une force de percussion évidente. Il devrait faire parler de lui cette saison. L’autre valeur montante n’est autre qu’Olivier Klemenczak, de plus en plus à l’aise dans ce système de jeu.

Ouvreur

Le meneur de jeu du Racing, Finn Russell, est le meilleur animateur d’Europe. Si on lui reproche parfois de se "trouer" sur les grands matchs, l’international écossais n’a pas d’équivalent, sur ses bons jours, sur le Vieux Continent. Derrière lui, Mike Prendergast espère désormais voir le vrai visage de François Trinh-Duc. Longtemps blessé la saison dernière, l’international tricolore n’a jamais vraiment convaincu lors de son retour à la compétition et, cette fois-ci, doit prouver qu’il n’est pas une erreur de casting. Aux côtés de ces deux familiers du circuit international, on retrouve Antoine Gibert, que Laurent Labit comparait récemment à Frédéric Michalak, pour sa capacité à évoluer numéro 9 ou demi d’ouverture avec une réussite équivalente.

Demi de mêlée

L’an passé, le meilleur demi de mêlée du club fut Teddy Iribaren, débarqué il y a trois ans de Brive dans un anonymat relatif. Très vif, doté d’un très bon pied gauche et d’une lecture de jeu intéressante, Iribaren sera cette saison encore l’un des patrons du pack francilien. À ses côtés, Maxime Machenaud doit prouver qu’il a digéré un Mondial douloureux, au cours duquel il fut rarement utilisé par Fabien Galthié et son staff. Le très jeune Nolann Le Garrec (18 ans), étincelant cet hiver avec les moins de 20 ans français, frappe à la porte.

Numéro 8

Sera-ce, enfin, l’année de Jordan Joseph, l’un des phénomènes du rugby français ? Jusqu’ici considéré comme trop tendre par Laurent Travers, l’ancien Massicois, débarqué il y a deux saisons dans les Hauts-de-Seine, doit progresser en défense s’il souhaite s’installer, comme on l’attend tous, au poste de numéro 8 en équipe de France. Derrière lui, Antonie Claassen jouera la dernière saison de sa carrière professionnelle et reste un élément intéressant du Top 14 : il était, l’an passé, le troisième ligne centre le plus utilisé du Racing. Yoan Tanga-Mangene (23 ans), percutant et actif, est promis de son côté à un avenir international. Mais quand, au juste ?

Flanker

Désormais libéré de ses obligations internationales, Wenceslas Lauret aura le champ libre pour tout donner au club qui l’accueillit au printemps 2013. Fabien Sanconnie, longtemps considéré comme un très grand espoir du poste en France, tarde à exploser mais sort d’une saison meilleure que la précédente. Ibrahim Diallo, mobile et courageux, aura sa chance cette saison encore. Quant à Baptiste Chouzenoux, il reste le leader d’alignement du Racing et, à ce titre, un titulaire indiscutable du système de Laurent Travers.

Deuxième ligne

Bernard Le Roux et Donnacha Ryan ont tout pour incarner, cette saison, l’une des meilleures deuxième ligne du Top 14, voire d’Europe. Dominic Bird, transparent à son arrivée au club, sort d’une très belle saison. Boris Palu ? S’il solidifie son impact en mêlée fermée, il reviendra très vite en équipe de France. Luke Jones, le Wallaby un temps passé par Bordeaux-Bègles, possède quant à lui un intéressant profil de "coureur".

Pilier

Le départ de Ben Tameifuna doit permettre à Cedate Gomes Sa, George-Henri Colombe et Ali Oz de s’affirmer à droite de la mêlée francilienne. Présentent-ils autant de garanties que "Big Ben" dans le combat collectif ? Pour l’instant, non. Mais ça se travaille, paraît-il… À gauche, Hassan Kolingar sort d’une incroyable saison et Eddy Ben Arous est revenu à un bon niveau. Quant à l’international géorgien Guram Gogichashvili, il doit prouver que ses débuts tonitruants en Ciel et Blanc n’étaient pas un feu de paille.

Talonneur

Pouvoir compter sur deux talonneurs de ce niveau est un luxe. Avec l’explosif Camille Chat et le solide Teddy Baubigny, le Racing compte deux des meilleurs joueurs du pays à leur poste. Durant la fenêtre automnale, les Franciliens devront néanmoins trouver une solution à ce poste pour donner une doublure à Kévin Le Guen. En puisant dans le centre de formation ou en recrutant un "joker" ? Tout est ouvert.

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