À Albi, la montée à tout prix

  • Les Albigeois d’Arnaud Méla font partie des favoris à la montée en Pro D2. Un objectif clamé haut et fort. Photo Pierre Bras
    Les Albigeois d’Arnaud Méla font partie des favoris à la montée en Pro D2. Un objectif clamé haut et fort. Photo Pierre Bras
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Albi était l’un des cadors de la Fédérale 1. Sélectionnée dans la nouvelle compétition Nationale, l’équipe tarnaise veut remplir son objectif de monter en Pro D2.

Depuis deux saisons, le club tarnais tente de remonter en Pro D2. Proche de la consécration en 2019, avec le match d’accession face à Rouen, Albi a vu cette rencontre lui échapper dans les derniers instants du match. Premiers de leur poule avec 87 points la saison dernière, les hommes d’Arnaud Méla n’ont pas pu remonter en Pro D2, cette fois en raison de la pandémie du coronavirus et l’arrêt des compétitions. Cette saison, sera-t-elle la bonne pour Albi ? En tout cas l’objectif du manager Arnaud Méla reste le même : "On ne change pas nos ambitions, on veut monter en Pro D2 au terme de cette saison." La structuration du club depuis trois ans fait en sorte qu’Albi est un club formaté pour le niveau professionnel. C’est ce que laisse entendre le manager : "Ça fait trois ans que l’on travaille sur cette montée, les structures sont là, l’objectif également."

Le challenge "Nationale"

Pour cela, Albi devra remporter la plupart de ses rencontres, Arnaud Méla en est conscient : "Il faut que l’on gagne nos matchs et les matchs couperets pour avoir l’avantage de recevoir un deuxième chez nous. Maintenant, il faut que l’on montre de quoi on est capable sur les terrains de rugby."

Albi évoluera en Nationale la saison prochaine, cela ne semble pas être une crainte pour Arnaud Méla qui défend que "certes, le niveau sera au-dessus de celui que l’on a connu les saisons précédentes, mais au moins nous serons formés en cas de montée en Pro D2". L’intensité sera doublement présente dans ce type de rencontres, quatorze équipes vont s’affronter dans cette nouvelle compétition. "La crainte, c’est que nous allons avoir plus de matchs. Est-ce que l’on va être capable de digérer ces blocs de quatre et cinq rencontres ? C’est un peu l’interrogation." La création du Nationale est un chamboulement dans la préparation. "On va s’organiser autrement pour préparer nos rencontres, c’est également le cas pour la récupération." Arnaud Méla s’attend à de belles confrontations dans une poule relevée. "Il faudra savourer les victoires, car il n’y aura pas autant d’écart entre certaines équipes, comme cela était le cas la saison passée en Fédérale 1", analyse l’ancien international. Le club tarnais se prépare à une compétition proche du niveau professionnel. Il le mesure en assurant que "cela sera intéressant de travailler face à des équipes de ce calibre". À partir du week-end du 12 septembre Arnaud Méla et ses hommes vont rentrer dans la course à l’accession en Pro D2 en affrontant Nice lors de la première journée à l’extérieur.

Dans l’ensemble, le manager du SCA est très satisfait de ses nouvelles recrues : "Il n’y a pas grand-chose à dire, j’insiste sur le fait que nous sommes satisfaits des joueurs de l’effectif…" Cependant, il y en a un qui sort légèrement du lot, cela est notamment dû à son expérience de la Premiership, il s’agit de Josh Drauniniu. Ce trois-quarts centre âgé de 34 ans a connu de nombreux clubs dans sa carrière, principalement en Angleterre. Il a évolué notamment sous le maillot des Harlequins, de Worcester ou encore d’Exeter avant d’arriver à Rouen en 2016. "Je pense que c’est un joueur qui nous apportera une certaine plus-value, il joue très bien les coups au rugby", poursuit le manager. Ancien international anglais à VII, c’est un rugbyman complet, très vif, mais il a également un physique très puissant. On aura l’occasion de voir jouer ce trois-quarts centre tout au long de la saison en Nationale.

Léo Couffin
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