Covid au Stade français, l’inquiétude grandit en Top 14

  • Illustration Stade Francais is closed due to the COVID-19 virus during the confinement established by the French State against the Covd-19 on April 10, 2020 in Paris, France. (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport) - ---
    Illustration Stade Francais is closed due to the COVID-19 virus during the confinement established by the French State against the Covd-19 on April 10, 2020 in Paris, France. (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport) - --- Icon Sport - Icon Sport
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Avec 17 cas positifs à la Covid-19, la situation du Stade français interpelle. Les managers de Top 14 ont demandé à la LNR d’organiser une réunion pour tenter d’assouplir le protocole. Explications.

L’inquiétude grandit au sein du rugby professionnel. La recrudescence de cas positifs à la Covid-19 au sein des effectifs laisse peser une menace sur la reprise du Top 14 et du Pro D2. Jusque-là, Agen et Lyon en Top 14, comme le SAXV et Provence Rugby en Pro D2, n’avaient connu que quelques cas isolés. Seulement, jeudi dernier, le Stade français a confirmé que plusieurs joueurs de son groupe professionnel avaient eux aussi été testés positifs à la Covid-19, au retour de leur stage à Nice mercredi soir. Le communiqué, court, précise : "ces derniers, asymptomatiques, ont été immédiatement isolés et placés en quarantaine." Selon nos informations, ils seraient dix-sept. Première conséquence : prévu le 14 août, dans l’enceinte du stade Alexandre-Cueille de Tulle, le match de préparation face à Brive a été annulé. Toutefois, un report de la rencontre est en cours de discussion. Quant au deuxième match amical et à la première rencontre de Top 14, programmée le 4 septembre prochain à Jean-Bouin face à l’Union Bordeaux-Bègles, ils ne sont pas menacés.

Plus contraignant, la fin de la préparation du Stade français risque d’être mise à mal. Et pour cause. D’abord, le club doit repasser en "phase 2" du protocole mis en place par la Ligue Nationale de Rugby. C’est-à-dire que non seulement les joueurs positifs ont été placés en quarantaine pour quatorze jours, mais les autres ne pourront plus s’entraîner non plus tous ensemble. Le staff technique va devoir revoir sa copie afin d’organiser des entraînements par petits groupes. Ce lundi, tous les joueurs et autres membres du staff vont donc être de nouveaux être testés. Une échéance capitale pour le Stade français. Si, à l’issue des deux prochaines semaines, aucun cas positif n’est constaté, le club de la capitale pourrait reprendre l’entraînement collectif normal. En l’état, c’est l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui a le sort du Stade français entre les mains.

Craintes sur les retours de vacances

Évidemment, la situation du Stade français a alerté les autres clubs professionnels. À l’approche de la reprise, l’inquiétude est forte de voir d’autres cas positifs se développer en grand nombre. Le Stade toulousain doit partir cette semaine en stage à Font-Romeu par exemple, après une semaine de vacances. Du côté de La Rochelle, on attend également les résultats des tests effectués au retour de congés des joueurs. La fébrilité est partout de rigueur. À tel point que, samedi, les managers de Top 14 se sont réunis en visioconférence pour évoquer la situation et ont demandé à la LNR d’organiser une réunion. Objectif : assouplir le protocole afin d’éviter de repasser en phase 2 à chaque nouveau cas positif.

Les managers seront-ils entendus ?

Cette réunion en visioconférence s’est déroulée samedi, à 18 heures, en présence des managers, des médecins de club et des représentants de la LNR. Joint par téléphone, Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la Ligue, a déclaré : "Evidemment, nous avons eu plusieurs réunions à ce sujet à la LNR. À ce stade, je n’ai pas grand-chose à vous dire, sinon qu’il faut continuer à être vigilant. Il faut plus que jamais respecter les gestes barrières et le port du masque en-dehors des entraînements. Tout ceci va dans le sens de nos préconisations depuis le début de la crise." Cette volonté des managers de voir le protocole assoupli, dans l’hypothèse de l’apparition de nouveaux cas positifs dans leurs effectifs, a-t-elle une chance d’être entendue ? La réponse est entre les mains de l’Agence Régionale de Santé.

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