Saga Stade français - Place aux actes !

  • De droite à gauche Christophe Moni team manager, Gonzalo Quesada nouvel entraîneur, le président Hans-Peter Wild et le manager Thomas Lombard veulent insuffler un nouvel élan au Stade français, après trois années marquées par une gestion catastrophique. Photos Icon Sport
    De droite à gauche Christophe Moni team manager, Gonzalo Quesada nouvel entraîneur, le président Hans-Peter Wild et le manager Thomas Lombard veulent insuffler un nouvel élan au Stade français, après trois années marquées par une gestion catastrophique. Photos Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Fort d’une nouvelle politique, d’un nouveau projet, d’un nouveau staff technique, le Stade français s’avance ambitieux et revanchard après avoir vécu trois années de disette et de chaos. Seulement, il est désormais impératif de passer aux actes.

"Place aux actes." Le propos de Thomas Lombard est exempt de toute ambiguïté. Depuis novembre dernier et sa prise de fonction, le directeur général s’attache à promouvoir son nouveau projet pour le Stade français. Depuis dix mois, il tente de redonner un éclat à un club historique dévalorisé par une gestion calamiteuse ces trois dernières années. Une politique qui semble séduire de nouveau. Les partenaires sont de retours (lire par ailleurs), les supporters sont au rendez-vous. Surtout, un nouveau staff technique a été mis en place avec une large place faite aux anciens de la maison. Le nouveau "team manager" Christophe Moni, l’entraîneur en chef Gonzalo Quesada, de retour après deux saisons passées en Argentine, sans oublier les adjoints Laurent Sempéré et Julien Arias, ont tous la même particularité : avoir porté le maillot des Soldats roses en tant que joueurs, avoir remporté des titres, incarner l’histoire de l’équipe aux éclairs. "On a des gens qui se connaissent parfaitement, qui ont partagé de grandes choses avec ce maillot, soulignait Thomas Lombard lors de la conférence de presse de rentrée. C’est un symbole, pas un hasard. Les clubs qui réussissent ont cette unité, cette solidité dans le staff. C’est un signal fort du changement. Incarner un club, transmettre une culture, c’est un gage de sécurité. Ce n’est pas quelque chose qu’on pouvait observer avant." "On ouvre un nouveau chapitre basé sur des valeurs solides, complétait ce jour-là le président-propriétaire Hans-Peter Wild. Pour la première fois depuis mon arrivée, je suis fier d’être à la tête du Stade français. Tout le monde est uni, parle d’une même voix. Ces trois dernières années, je n’ai jamais senti qu’il y avait une vraie équipe. Les joueurs n’ont jamais rendu fier nos supporters et nos partenaires. Dorénavant, je suis certain que ce sera le cas. Je sens que la mentalité des joueurs a changé, je vois de nouvelles attitudes. Quelque chose de bon est enfin en train de naître dans ce club…"

La vérité du terrain

Ce sentiment, Hans-Peter Wild et Thomas Lombard, n’ont qu’une hâte : le voir jouer au plus vite. "Quand on regarde l’équipe, il n’y a pas de débat, assure l’ancien ailier international. Il faut qu’elle joue maintenant à son vrai niveau." Et d’ajouter, impatient : "Il y a les mots et il y a les actes." La balle est désormais dans le camp de Quesada, son staff et ses joueurs. Un effectif qui a été peu modifié pour deux raisons. D’abord, la gestion du salary cap des années précédente n’a pas laissé de marge de manœuvre. Ensuite, parce que sur le papier l’effectif était déjà aussi séduisant que mal exploité. Seules quatre recrues ont rejoint le club de la capitale. Sans doute Gonzalo Quesada souhaité étoffer un peu plus son squad, mais il s’en accommodera (lire ci-dessous).

Retrouver les sommets

Quesada, justement, parlons-en. "Un top coach", dixit Lombard. Le premier à qui l’ancien consultant de Canal + a pensé pour remplacer Heyneke Meyer. Le technicien argentin a remporté deux trophées en quatre ans avec le Stade français entre 2013 et 2017. Enfin psychologue, il sait qu’il va pouvoir user de certains leviers pour tirer la quintessence d’un groupe qu’il a estimé "meurtri" à son arrivée. À doubles titres. D’abord, en raison d’un management jugé jusque-là "brutal" par Heyneke Meyer. Ensuite, parce qu’à l’arrêt de la compétition par la Ligue Nationale de Rugby en raison de la pandémie de Covid-19, le Stade français occupait la dernière place du Top 14. "Je sais que ça fait plaisir à certains de dire que le Stade français a été sauvé sur tapis vert, glisse Lombard. Mais je sais aussi que mes joueurs sont des compétiteurs et vont se servir de ça pour rebondir."

Le 4 septembre prochain, le Stade français affrontera en match d’ouverture l’UBB à Jean-Bouin. Dans l’intimité de leur préparation, les Parisiens se sont jurés de marquer les esprits d’entrée. "être dans la bagarre très vite" dit Quesada. Las, c’était avant l’annonce jeudi d’une dizaine de cas positif à la Covid-19 au sein de l’effectif. Une difficulté supplémentaire dont se seraient bien passés les Parisiens.

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