Lamoulie : « J’ai envie de prendre davantage part au jeu »

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Pour ce premier match de préparation perdu par Agen contre Castres (5-7), Mathieu Lamoulie, lui l’habituel arrière du SUA, a évolué à l’ouverture. Il revient sur ce repositionnement qui pourrait être amené à durer…

Quel est votre ressenti après ce premier match depuis plus de cinq mois ?

C’était assez bizarre puisque l’on avait perdu ce rythme-là. On en avait presque oublié ces préparations de match. Même si ce n’est qu’un match amical, il faut quand même se préparer à aller au combat et ce sont des moments un peu spéciaux qu’il faut réapprendre à apprivoiser. Je pense que tous les joueurs se sont bien sentis. Il n’y a pas eu de gros pépins physiques ce soir, c’est l’essentiel.

Que pouvez-vous ressortir de cette rencontre ?

Nous avons su imposer de belles séquences dès que l’on a réussi à tenir le ballon. L’équipe a marqué un bel essai (par Ibitoye à la 13e minute, N.D.L.R.) que nous aurions pu conclure bien avant. On a essayé et réussi, malgré les fautes de mains logiques pour un match de reprise, à trouver des brèches, se faire plaisir et surtout se rassurer défensivement. C’est une bonne base de travail pour la suite de la préparation.

Vous avez évolué à l’ouverture ce soir. C’est à ce poste que vous vous voyez joué cette saison ?

Je ne sais pas. Je jouerai là où l’on me fera jouer. Si le coach veut me faire jouer en 10, je jouerai 10, si c’est au centre, je jouerai au centre… (sourire) Je ne suis pas fermé.

Est-ce une volonté de votre part d’évoluer en 10 ?

Je ne vais pas dire que je m’ennuyais depuis quelques années à l’arrière mais c’est vrai que les ballons arrivent moins donc c’est un peu moins plaisant. Christophe (Laussucq) m’a fait comprendre gentiment que je n’avais plus trop de cannes… (rires) J’ai aussi envie prendre davatage part au jeu de l’équipe.

Aviez-vous déjà évolué à ce poste d’ouvreur ?

Oui au début de ma carrière jusqu’en espoirs et ce n’était pas flamboyant… (rires) Je n’ai pas forcément joué très longtemps en 10. Même si tous mes entraîneurs ont souvent utilisé ma polyvalence et que je pouvais y dépanner. Je pense qu’à l’époque j’étais trop jeune pour avoir la gestion d’un match que nécessite vraiment ce poste-là. C’était beaucoup de responsabilités. Je ne vais pas dire que je n’étais pas prêt mais c’était difficile d’arriver à manager des mecs de 30 ans quand toi tu n’as que 19-20 ans. Le fait d’avoir évoluer un peu partout derrière depuis m’a permis d’accumuler cette expérience nécessaire pour être plus posé et détendu.

Que vous impose ce nouveau poste ?

Cela demande de la réadaptation. On ne devient pas performant comme ça du jour au lendemain. Il y a des repères à trouver avec mes coéquipiers. Ça me demande forcément plus de travail, de préparation et surtout de concentration. Quand on est à l’arrière, on est un peu plus spectateur du jeu, alors qu’en 10 ou au centre on a rôle plus prédominant.

Vous avez souvent été mis à contribution défensivement ce soir, comment l’avez-vous vécu ?

Quand c’est Yann David en face c’est un peu chiant, c’est sûr ! (rires) Forcément c’est différent du poste d’arrière, où l’on défend au final que lorsqu’il y a un problème. En 10, on a une approche différente, il faut vraiment analyser qui l’on a en face de nous. A moi de trouver des repères avec les centres.

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