Le tube des Quins la patte des Bears

  • Mike Brown des Harlequins
    Mike Brown des Harlequins Twitter Mike Brown
Publié le

Sensation de cette journée de reprise du Premiership, la victoire des Harlequins face à Sale. Mais aussi l’attraction du choc entre Bristol et les Saracens qui accoucha d’un spectacle sans éclats.

Les Harlequins l’avaient dit, les Harlequins l’ont fait. Disposés en cercle quelques instants après avoir rendu hommage au personnel du NHS (l’équivalent des services hospitaliers français) par une minute de silence, les joueurs ont posé un genou à terre en signe de soutien à la campagne Black Lives Matter, leurs adversaires de Sale arborant eux un tee-shirt sur lequel était inscrit ce message "Rugby against racism". Voilà pour le cadre d’une rencontre qui sonnait le retour du Premiership dans les stades. Sur le pré, les Harlequins ont aussi déjoué les pronostics. La bataille fut âpre durant toute la première mi-temps, les deux packs rivalisant d’enthousiasme dans les départs au près pour tenter de faire chanceler leurs adversaires. Le premier acte se solda par un 9 — 0 pour les Quins grâce au pied de leur ouvreur Marcus Smith. C’est d’ailleurs grâce à lui que l’éclair de ce premier acte survint à la 32e minute lorsque, acculés dans leurs 22 mètres, le génial ouvreur adressait un banana kick lunaire et chirurgical dans les bras du transfuge star de Sale, l’arrière Mike Brown, décalé sur l’aile droite qui prolongeait au pied pour son centre Joe Marchant jusqu’à la moitié de terrain, ce dernier éliminait deux défenseurs et d’un acrobatique off-load retrouvait Mike Brown qui ne parvenait pas à conclure l’action, se faisant rattraper par la défense de Sale à 10 mètres de l’en-but. Malgré la conservation du ballon sur le temps de jeu suivant, l’action la plus inspirée des Quins échouait.

Réveillés sans doute par cette sarabande, sans effet, les Sharks inscrivaient le premier essai dès le retour des vestiaires après une belle attaque déployée conclue par l’ailier Byron McGuigan. Les Quins répondaient presque un quart d’heure plus tard par le talonneur Scott Baldwin revenant à des principes plus élémentaires de progression dans l’axe. Ils prenaient ainsi définitivement les devants et enregistraient leur sixième victoire.

Quant à la prestation de LA recrue de Sale, Manu Tuilagi (associé à Sam Hill et non au Sud-Africain Rohan Janse Van Rensburg comme annoncé par erreur vendredi), elle fut décevante avec pas aucun franchissement, six ballons touchés, aucune passe, deux turnovers concédés et seulement deux plaquages dont un manqué.

Bristol - Saracens, le choc qui fait pschit

Autre affiche, autre rythme pour ce duel entre le troisième, Bristol et les Saracens, condamnés mais jamais coulés. Le match fut à la limite du supportable tant le rythme fut soporifique. Les débats se résumèrent à une lutte acharnée des packs agrémentée de nombreuses fautes techniques de part et d’autre. Ni la présence sur la pelouse de la pléiade d’internationaux ni même l’entrée de la recrue des Bears, le pilier Kyle Sinckler ne permirent pas à la rencontre de trouver de l’allant. L’évolution du score ne fut qu’une succession de pénalités, l’ouvreur Alex Goode en inscrivit quatre pour les Sarries, Callum Sheedy, son homologue, trois pour les Bears. Seul un essai de pénalité accordé à la 76e minute aux Bears vint clore le résultat et scellé le sort du match.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?