Saga Lyon - Rémy en famille

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    Rémy en famille Jean Paul Thomas / Icon Sport - Jean Paul Thomas / Icon Sport
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À deux doigts d’arrêter, Rémy Grosso s’est finalement fixé l’objectif de boucler la boucle avec une dernière saison dans son club formateur, quitte à concéder une forte baisse de salaire.

C’est un vrai gone qui effectue son retour au Lou, "son" club qui le lança au plus haut niveau, entre 2007 et 2013. "Je suis très heureux de me rapprocher de chez moi, de ma famille, et de rejouer dans ce club que je connais bien, avec qui j’ai toujours cultivé des liens pendant les sept saisons où j’en suis parti, lance Rémy Grosso. Tous les ingrédients étaient réunis pour que je revienne ici, d’autant que le club sort de trois belles saisons." Tous ? Ou presque. Car à la vérité, l’effectif constitué par Pierre Mignoni ne semblait pas taillé pour laisser place à un ailier supplémentaire, non polyvalent qui plus est, entre les Arnold, Nakaitaci, Tuisova, Mignot et consorts… "C’est vrai que Lyon n’avait pas de véritable besoin à mon poste, convient le joueur formé au Rhône Sportif. Mais en discutant avec Pierre Mignoni, il s’est bien rendu compte que je ne voulais pas simplement revenir pour boucler la boucle ou pour de mauvaises raisons, et que je pouvais lui apporter quelque chose." Le Lou effectuant au passage une bonne affaire en enrôlant Rémy Grosso bien en deçà du prix "normal" du marché, ce que Rémy Grosso assume sans ciller. "L’argent, ça n’a jamais été ma priorité. J’ai eu la chance et l’opportunité de signer de très beaux contrats dans ma carrière, mais dans ma tête, ce n’était pas ce qui me guidait. J’imagine que Lyon a dû se dire quelque chose comme "si on peut signer un Grosso pas cher, ça ne peut être que du bonus". Et ça me va bien."

Les bénéfices du confinement

D’autant plus qu’à la vérité, ce nouveau contrat aurait pu ne jamais exister, l’ailier international ayant sérieusement envisagé de stopper sa carrière à l’issue d’une saison décevante à Clermont. "Je n’ai aucune animosité envers l’ASM, que ce soit avec les joueurs ou le staff, qui a toujours été transparent avec moi. Mais ces derniers mois, je ne prenais aucun plaisir à venir au stade, à m’entraîner. Et cela ne venait pas des contenus des entraînements, mais bien de moi… Comme je suis quelqu’un qui fonctionne à la confiance, je n’ai pas été très bon quand j’ai eu l’opportunité de jouer. Cela m’a exposé aux retours négatifs, aux critiques, et j’avoue à l’époque ne pas avoir eu les épaules assez larges pour les supporter et basculer sur du positif. J’ai trois enfants maintenant, une certaine maturité, et je me suis vraiment posé la question d’arrêter, pour passer à autre chose." Reste que le contexte troublé de ces derniers mois fut finalement propice à une autre réflexion. " Le confinement a eu un effet bénéfique pour des joueurs qui, comme moi, étaient quelque peu usés par l’enchaînement des matchs et des blessures. J’ai tout de même été opéré à sept reprises dans ma carrière, ce n’est pas rien… Le fait de souffler m’a fait du bien, dans le corps et dans ma tête." Assez pour se lancer un dernier défi, le temps d’une saison que Rémy Grosso envisage, à bientôt 32 ans, comme la dernière. "Je suis dans cette optique-là, parce que tout ce dont j’ai envie, c’est de profiter pendant encore un an de ce que j’aime dans ce sport, confirme-t-il. Et de toute façon, j’ai l’impression que dans le contexte actuel, ça ne sert à rien de se projeter trop loin…" On ne saurait mieux dire…

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