Saga Montpellier - Une revanche à prendre

  • Xavier Garbajosa, le manager sportif, Philippe Saint-André, le directeur du rugby et Joan Caudullo, directeur du centre de formation, lors de la conférence de presse de présentation du nouveau staff fin juin.
    Xavier Garbajosa, le manager sportif, Philippe Saint-André, le directeur du rugby et Joan Caudullo, directeur du centre de formation, lors de la conférence de presse de présentation du nouveau staff fin juin. Icon Sport - Icon Sport
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Après une année bizarre, à la fois marquée par une transition de staff et la crise du coronavirus, le club héraultais veut reprendre sa marche en avant avec un effectif rajeuni et un staff qui a eu le temps de travailler pour dessiner un groupe et lui redonner une vraie culture de club.

Huitième place, six victoires, trois nuls et huit défaites. Voilà le bilan comptable qu’afficha le MHR au soir de la 17e et dernière journée de championnat, avant l’irruption du Covid-19 dans nos vies et dans le rugby français. Un bilan frustrant pour les Montpelliérains, joueurs, supporters et staff. Et surtout pour Philippe Saint-André, recruté au mois de février dernier et aussitôt stoppé dans son nouvel élan sportif : "La saison ne s’est même pas terminée… Mais j’ai d’abord envie de dire que ce fut une année où beaucoup de joueurs Montpelliérains se sont révélés au grand public comme les Bouthier, les Vincent, les Haouas… Ce fut très positif pour le club. L’inconvénient, c’est que le club n’était pas tout à fait prêt à fournir autant de joueurs absents. À un moment, nous avons eu 7 ou 8 joueurs en équipe de France… Voilà pourquoi nous avons eu avec Xavier Garbajosa une vraie réflexion sur la politique sportive du club." Le manager, interrogé ci-dessous ne dit pas autre chose : certes, cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu autant de Montpelliérains avec le XV de France. Mais le revers de la médaille, c’est que le club héraultais s’est trouvé en difficulté, comme victime de son succès en sélection. Cette réflexion a donc abouti sur deux axes : le renforcement de la formation (lire ci-contre) et un recrutement précisément ciblé.

Recrutement jeune, Jiff, et issu de Pro D2

"PSA" détaille les contours de celui-ci : "Nous avons recruté 70 % de Jiff et avons renforcé des postes où nous manquions de profondeur de banc comme ceux de pilier, deuxième ligne, ailier/arrière où nous avons été en grandes difficultés quand les internationaux étaient absents." Fait notable, il faut aussi souligner que plusieurs recrues montpelliéraines viennent de Pro D2 : "Avec Xavier, nous pensons qu’il y a un vivier important en D2. Quand j’étais sélectionneur du XV de France, les Dulin, Huget, et Machenaud l’avaient déjà montré parce qu’ils étaient issus de clubs de deuxième division." Un recrutement malin et à moindre coût qui permet à la fois de rester dans les limites du salary cap, de répondre aux exigences Jiff tout en disposant d’un groupe suffisamment fourni pour tenir sur le long cours et être compétitif sur tous les tableaux.

Reforger une culture de club

L’autre grand axe de travail de Xavier Garbajosa nous a été expliqué par l’une de ses recrues, le basque Julien Tisseron : "Xavier, dans son discours, a bien insisté sur le fait qu’il voulait recréer un esprit de club au sein du MHR, une chose qui s’est peut-être un peu perdue dans les années précédentes." Un axe confirmé par le principal intéressé : "Aucune équipe ne gagne quelque chose sans un excellent état d’esprit et de la cohésion. Je ne dis pas que tout le monde doit s’aimer. Quand j’étais joueur, je ne serais pas parti en vacances avec tous mes coéquipiers. En revanche, il est sûr que quand on gagne on s’aime davantage. Et pour gagner, il faut bien vivre ensemble pour, à un moment donné, vouloir se sacrifier les uns pour les autres. La réussite des garçons ne passera que par une réussite collective. Mais ce sont à eux de vouloir vivre ensemble, de se dire les choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises", insiste le manager.

En tout cas, cela semble fonctionner : "Je n’étais pas au club la saison dernière mais on sent une vraie euphorie chez les anciens Montpelliérains, explique Tisseron. Ils ont tous très hâte de reprendre et me disent que cela fait un moment que le groupe n’a pas aussi bien vécu qu’en ce moment. On s’entraîne bien, mais on fait aussi beaucoup de choses ensemble en dehors du terrain et c’est un très bon signe." On a donc hâte de voir la colonie montpelliéraine à l’œuvre.

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