Saga Vannes - Ambition 2023

  • Les Vannetais se veulent ambitieux pour cette nouvelle saison et poursuivre la dynamique enclenchée depuis la montée du RCV en Pro D2.
    Les Vannetais se veulent ambitieux pour cette nouvelle saison et poursuivre la dynamique enclenchée depuis la montée du RCV en Pro D2. - RCV
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Malgré la crise qui sévit toujours, le RC Vannes fourmille de projets et compte bien ne pas casser la dynamique enclenchée il y a maintenant quatre ans à son arrivée en Pro D2.

Si la Covid-19 s’est révélée être un véritable cataclysme pour le rugby français, le RC Vannes est un exemple de résilience. Un menhir resté droit au cœur de la tempête. Son histoire dans le monde professionnel, aussi mince qu’un adepte de « Comme j’aime », aurait pu la faire vaciller. Certes, le président Olivier Cloarec confesse avoir vécu avec ses équipes « quelques moments difficiles ». Mais, en optimiste de nature, il assure que « c’est dans la difficulté qu’il faut prendre des risques, construire et toujours y croire. C’est exactement ce qu’on a fait avec l’ensemble des dirigeants. Nous avons voulu donner du sens à nos quatre dernières années en Pro D2. » Quatre années marquées par une croissance aussi bien sportive qu’économique.

Pour faire front, le demi-finaliste 2019, a d’abord pu compter sur la solidarité de ses partenaires et de ses supporters. « Nous avons beaucoup réfléchi avant de lancer cet appel à la solidarité tout en nous questionnant, explique le président. A-t-on été à la hauteur avec nos partenaires, avec nos abonnés ? A-t-on le droit de leur demander un tel effort ? Pour rappel, nous aurions pu avoir à rembourser près de 200 000 euros aux abonnés et plus de 900 000 euros à nos partenaires. Tous ont marqué un fort attachement au club et ça veut dire beaucoup de choses pour nous. Ça nous a redonné un coup de boost pour continuer à construire notre projet. » 

Beaucoup de nouveaux projets

Et force est de constater que le RCV fourmille justement de nouveaux projets. Avant l’hiver, un nouveau terrain d’entraînement synthétique verra le jour, un nouveau centre d’entraînement est également sorti des cartons. Une suite logique pour Olivier Clorarec. À croire que cette épreuve de la crise sanitaire a décuplé l’envie d’avancer au sein du RCV. « Le projet sportif, c’est d’être capable de se qualifier pour une finale de Pro D2 à l’horizon 2023 », annonce-t-il fièrement. Sont-ils vraiment fous ces Bretons ? Albert Uderzo le pense.« Nous avions construit un premier projet sur trois ans à notre arrivée en Pro D2 qui était de participer à une phase finale, rétorque encore Olivier Cloarec. Quand nous avions annoncé ça il y a quatre ans, tout le monde nous prenait pour des dingues. » Objectifs pourtant atteints.

Dans la droite lignée de la construction l’an passé de la tribune sud, notamment dédié à l’accueil des partenaires, le RCV veut changer de standing. « Nous voulons pouvoir être dans les standards des clubs qui jouent chaque année le haut de tableau de la Pro D2, reprend encore Olivier Cloarec. Pour ça, on doit se doter d’un centre d’entraînement digne de ce nom. C’est aussi un élément important pour recruter des joueurs. Certains nous disent qu’ils sont ravis de venir à Vannes parce qu’il y a un cadre exceptionnel, un stade désormais connu dans la France entière du rugby, seulement notre centre d’entraînement ne répond pas au standard des clubs qui évoluent dans le haut du tableau. Nous avons donc déposé un permis de construire pour un bâtiment de 2 000 m2. C’est un projet indispensable si on veut aller jouer au plus haut niveau. En tant président, je me dois de donner au staff et aux joueurs les outils en adéquation avec les objectifs sportifs. »

Justement, sur le plan sportif, le club s’est attaché à conserver un homme clé : son manager Jean-Noël Spitzer. Ce dernier s’est donc engagé sur un nouveau contrat de trois ans. Quant à l’effectif, Olivier Cloarec a géré la situation en bon père de famille. Pas de folie sur le marché des transferts. Un joli coup réalisé avec l’arrivée de l’international anglais Nick Abendanon, mais surtout une large place faîte à de jeunes joueurs prometteurs. Avec cette ambition à l’horizon 2023 de disputer une finale de Pro D2. 

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