Perpignan-Colomiers : Test match

  • Les Perpignanais de Karl Château vont enfin pouvoir retrouver leur public face au leader de la saison dernière, Colomiers et son ailier Josua Vici. Les supporters catalans devront rester masqués s’ils veulent de nouveau obtenir une dérogation. Photos Icon Sport
    Les Perpignanais de Karl Château vont enfin pouvoir retrouver leur public face au leader de la saison dernière, Colomiers et son ailier Josua Vici. Les supporters catalans devront rester masqués s’ils veulent de nouveau obtenir une dérogation. Photos Icon Sport
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Meilleures équipes de Pro D2 l’an passé, Perpignan et Colomiers se retrouvent, ce soir, pour un match amical qui s’annonce particulièrement scruté. Aimé-Giral ayant reçu la première dérogation pour dépasser la jauge des 5 000 spectateurs.

L’annonce a surpris, fait les gros titres de l’actualité, provoquant même certaines réactions et autres interrogations : l’Usap est le premier club français, tous sports confondus, à être autorisé à accueillir plus de 5 000 spectateurs dans son stade. Cette semaine encore, le préfet de Haute-Garonne a annoncé au Stade toulousain qu’aucune dérogation ne serait permise jusqu’à nouvel ordre. Même refrain dans le prestigieux monde du ballon rond, où l’Olympique de Marseille et les Girondins de Bordeaux, en tête, ne sont pas parvenus à obtenir un tel passe-droit. Alors que l’épidémie de Covid-19 connaît un certain rebond, le match amical entre Perpignan et Colomiers, ce vendredi soir à Aimé-Giral, fait donc figure d’exception.

Alors, comment le club catalan a-t-il réussi à décrocher cette autorisation ? Début juillet, lors d’une première conférence de presse, le président François Rivière évoquait déjà ce souhait. Dans l’optique de la reprise de la saison, deux mois plus tard, et dans un souci d’équilibre financier, le patron de l’Usap espérait publiquement pouvoir dépasser la jauge des 5 000 spectateurs. Dès lors, les dirigeants "sang et or" ont travaillé avec les services de la préfecture et de la ville de Perpignan. L’objectif ? « Leur donner toutes les garanties sanitaires qui permettraient de les rassurer sur notre capacité à mettre en place un dispositif suffisamment sécurisé pour les personnes qui se rendent à Aimé-Giral », avance Bruno Rolland, directeur général.

BILLETTERIE OUVERTE, 6 000 SPECTATEURS ESPÉRÉS

Un premier rendez-vous était alors dans le viseur des Perpignanais : la réception amicale de Carcassonne, vendredi 14 août. Une échéance où l’Usap allait devoir montrer patte blanche au préfet des Pyrénées-Orientales, convié sur place pour témoigner des moyens déployés et de l’organisation mise en place. Mais touché par le virus, l’USC ne peut finalement pas se déplacer. Les dirigeants catalans rebondissent. Ils maintiennent le rendez-vous et organisent, à la hâte, une opposition interne qui attire finalement près de 2 000 aficionados. Au coup de sifflet final, François Rivière prend la parole au milieu de la pelouse. Il vient de raccompagner le préfet à sa voiture. C’est alors que le président de l’Usap remercie les supporters présents dans les tribunes, et leur annonce que le haut fonctionnaire lui a donné son accord pour élever la jauge à 8 000 personnes lors du prochain match à Aimé-Giral.

Pari gagnant pour Perpignan. « On est très content d’avoir eu cette dérogation. Je pense qu’ils ont attendu vendredi dernier pour voir comment ça se passait en contexte réel. Les supporters présents ont été exemplaires et le match s’est déroulé dans de très bonnes conditions », souligne Bruno Rolland. Publiée cette semaine par arrêté préfectoral, cette dérogation ne vaut cependant que pour la rencontre face à Colomiers. L’Usap devra ainsi formuler une nouvelle demande pour les deux premières réceptions de la phase régulière, contre Mont-de-Marsan et Rouen, mi-septembre. « On a convenu de se revoir à la fin du mois d’août, afin de faire un point sur l’évolution du contexte sanitaire et ainsi refaire une demande de dérogation pour le début du championnat. Pour Colomiers, ça nous permet surtout d’ouvrir de la billetterie grand public. Excepté un fort engouement, il est peu probable qu’on arrive jusqu’à 8 000 spectateurs. On pense et on espère être entre 5 000 et 6 000. Si l’organisation tient la route, on va tout faire pour, et si le contexte sanitaire le permet, on sera en mesure de redemander une prolongation de cette dérogation, voire une augmentation de jauge », conclut le directeur général de l’Usap. Du côté du sportif, cette décision semble ravir le vestiaire. « C’est une bonne nouvelle pour le club et pour l’équipe. Partager avec les supporters, c’est tellement particulier à l’Usap », se réjouit l’entraîneur Patrick Arlettaz. D’autant que l’affiche proposée, ce vendredi à Aimé-Giral, réunit les deux meilleures formations de la saison précédente et pourrait dégager un léger parfum de finale…

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Émilien VICENS
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