Toulon : leur bonne étoile ?

  • Duncan Paia’aua, lors d’un match de préparation la saison dernière. DR
    Duncan Paia’aua, lors d’un match de préparation la saison dernière. DR
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Duncan Paia’aua - Centre du RCT Revenu d’une blessure contractée lors de l’intersaison 2019, le talentueux Australien s’est montré sous un très bon jour contre Provence Rugby. Que ce soit en 10, en 12 ou en 13, le joueur de 25 ans semble enfin prêt à lancer son histoire avec le RCT.

Quelle semblait loin, la redécouverte du rugby à laquelle s’étaient livrés les Toulonnais une semaine plus tôt contre Grenoble (38-38). Du format (deux fois quarante minutes), au groupe moins large mais surtout par leur façon de jouer (moins de relances de leur en-but, et du pied quand le jeu le nécessitait), les joueurs de Patrice Collazo ont su monter d’un cran une semaine après leur nul grenoblois. N’en inscrivant pas moins de sept essais, les Toulonnais ont ainsi retrouvé des couleurs à seulement deux semaines de la reprise du Top14. Pourtant, si Patrice Collazo insistait à juste titre sur les réponses apportées par le collectif, difficile de ne pas mettre en lumière la performance de XXL de Duncan Paia’aua. Auteur de trois passes décisives en 47 minutes (deux pour Hériteau, une pour Dridi), le polyvalent australien a malmené une équipe aixoise qui retrouvait les terrains après plus de cinq mois d’arrêt. Facile pour un joueur d’un talent certain ? Ce serait mésestimer les efforts consentis par ce dernier pour retrouver son rugby, presque un an après sa rupture du tendon d’Achille intervenue lors de l’intersaison 2019. Des mois de rééducation, de réahtlétisation et une épidémie de Covid-19 plus tard, l’Australien (né en Nouvelle-Zélande, mais qui a rejoint le pays d’Oz à trois ans) a donc pu redémarrer son histoire avec le RCT là où il l’avait mise entre parenthèses ; et prouver qu’il n’avait rien perdu de son sens du jeu.

"Et encore, je pense qu’il n’est qu’à 70 %"

"C’est un joueur que je suivais depuis longtemps, dont je connaissais les qualités quand nous l’avons recruté la saison passée. Il a joué de malchance avec sa blessure, mais sincèrement il n’y a aucune surprise de le voir à ce niveau, confiait Patrice Collazo vendredi soir. Et encore je pense qu’à cause de cette saison blanche, il n’est qu’à 70 % de ce qu’il peut faire… On savait quel joueur on avait recruté, et c’est bien de voir sa bonne entente avec Julien Hériteau et toute la ligne de trois-quarts. Il faut lui laisser le temps de reprendre ses marques, mais on a hâte qu’il puisse démarrer en Top 14." Sur les terres de Gaël Fickou (président de La Seyne) et devant les yeux de Maxime Mermoz, présent à Victor-Marquet, Paia’aua a prouvé qu’il était à l’aise qu’il s’agisse de jouer dans le dos, de mettre du rythme, d’aller chercher ses duels mais également de filer un caramel en défense. De quoi imaginer à avenir ensoleillé, pour l’ancien joueur des Queensland Reds, capable d’évoluer à l’ouverture, au premier centre ou au deuxième, sans réelle distinction de niveau ? N’allons pas trop vite en besogne, mais son match contre Provence Rugby aura au moins eu le mérite de rassurer le joueur sur ses qualités rugbystiques et de mettre l’eau à la bouche à un public toulonnais forcément amateur de ces joueurs capables de créer des brèches d’à peu près n’importe où sur le terrain.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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