Grenoble : la folle semaine

  • Stéphane Glas s’est senti bien seul à l’entraînement après l’intervention de l’Agence régionale de santé qui a imposé une quatorzaine à tout l’effectif isérois. Photo Icon Sport
    Stéphane Glas s’est senti bien seul à l’entraînement après l’intervention de l’Agence régionale de santé qui a imposé une quatorzaine à tout l’effectif isérois. Photo Icon Sport
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Reconfinés malgré eux et le protocole de la LNR par l’Agence Régionale de Santé de l’Isère, les joueurs du FCG se trouvaient finalement jeudi matin en mesure de jouer un dernier match de préparation, samedi contre Oyonnax, sans avoir effectué le moindre entraînement depuis dix jours.

C’est une histoire de fou(s) qu’ont traversé les Grenoblois depuis le test positif d’un de leurs joueurs à la covid-19 mercredi dernier… Rappel des faits : après isolement du joueur - qui n’avait par ailleurs même pas participé au déplacement du FCG à Hyères pour son premier match - les Isérois avaient annulé leur match du vendredi 21 août face à Valence-Romans et pensaient en rester là. Selon le protocole de la LNR, le club aurait ainsi dû repasser par la phase 2, qui interdit les entraînements collectifs mais autorise les ateliers par petits groupes, d’autant qu’aucun joueur supplémentaire n’avait été testé positif jeudi. Seulement voilà, l’antenne iséroise de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Auvergne Rhône-Alpes a pris l’initiative d’outrepasser le protocole, décidant de confiner malgré lui le FCG, dans l’incompréhension la plus totale. La faute, paraît-il, à une demi-journée de stage passée par le groupe le mardi 18 août à Chamrousse. Sauf que le joueur positif n’en faisait même pas partie, retenu sur Grenoble pour un examen scolaire…

Bref, un drôle d’imbroglio qui avait provoqué la légitime colère du président Nicolas Cuynat. "Il faut bien comprendre que si nous respectons à la lettre le protocole de l’ARS, il n’y aura ni Ligue 1, ni Ligue 2, ni Top 14 ni Pro D2 cette saison, nous glissait celui-ci dimanche matin. C’est pourquoi nous attendons beaucoup du nouveau protocole qui doit être très vite validé par le ministère de tutelle pour pouvoir reprendre l’entraînement, si tous les tests réalisés mardi s’avèrent négatifs."

Un huis clos contre "Oyo" ?

Ces tests ? Ils ont été effectués à Lesdiguières dans la plus grande rigueur (chaque joueur les ayant effectués individuellement, suivant un fléchage et un parcours en extérieur), mais non dans la difficulté, le club ayant eu du mal à trouver suffisamment de tests pour l’intégralité de son effectif en raison de la forte demande sur Grenoble. Reste l’essentiel, qui veut que les résultats soient tant bien que mal tombés mercredi, indiquant que l’intégralité du groupe était négatif à la covid-19. Une bonne nouvelle, enfin, dans un quotidien si troublé… De quoi reprendre illico l’entraînement collectif ? "Non, nous corrigeait Stéphane Glas mercredi. Il fallait encore attendre la validation du protocole par le ministère jeudi matin. Mais si c’est le cas, oui, nous nous entraînerons dès le jeudi soir."

Un empressement en réalité dicté par objectif tout sauf anodin, qui consisterait à disputer le match amical contre Oyonnax samedi soir à huis clos, après avoir suspendu (et non annulé) celui qui devait initialement se dérouler jeudi. Le FCG y est-il parvenu ? Comme la réponse à cette question était censée intervenir au-delà de nos contraintes de bouclage, on ne peut malheureusement pas vous en dire plus ici et vous conseiller tout simplement de prendre l’information sur notre site internet Rugbyrama.fr…

En tout cas, à nos dernières nouvelles, l’espoir était évidemment de mise. "Ce serait très important pour les deux clubs de pouvoir disputer ce match amical, calculait Glas. Nous n’avons disputé que trois tiers-temps contre Toulon et devons accueillir Nevers le 5 septembre en ouverture du championnat. Pour Oyonnax, c’était pire encore puisqu’ils n’avaient pas pu jouer une seule fois… Donc, même s’il a fallu attendre jusqu’au dernier moment, tout le monde est heureux de pouvoir disputer ce match." Aussi rocambolesque qu’ait pu s’avérer la semaine.

Nicolas ZANARDI
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