Pau - Castres : L’essentiel est assuré pour les Tarnais

  • Le puissant troisième ligne castrais Ma’ama Vaipulu a inscrit les deux essais du CO à Pau. Photo Icon Sport
    Le puissant troisième ligne castrais Ma’ama Vaipulu a inscrit les deux essais du CO à Pau. Photo Icon Sport
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Castres Les Tarnais ont remporté leur dernier match amical et peuvent maintenant débuter le championnat avec quelques certitudes.

Le Castres olympique a donc remporté ses deux matchs de préparation. À chaque fois par une petite marge de deux points mais c’est déjà bien suffisant pour avoir quelques certitudes avant de débuter le championnat. En tout cas, le staff technique tarnais en avait assez vu pour demander aux joueurs de ne pas disputer la dernière pénaltouche après la sirène qui aurait pu permettre d’asseoir un peu plus ce succès sur la pelouse de la Section paloise, comme l’avouait le manager Mauricio Reggiardo : "On joue pour gagner. On menait 14 à 12 et cette dernière pénaltouche ne pouvait rien nous amener de plus, si ce n’est inscrire un dernier essai. On était venu pour faire un match de rugby car ça n’existe pas un match amical, donc on est venu pour gagner. On a fait un bon match, nous n’avons pas de blessés, les objectifs fixés étaient plus ou moins remplis, donc il fallait baisser le rideau."

Alors même si la deuxième mi-temps a été un long bras de fer entre deux défenses bien place, laissant peu de marge aux attaquants pour s’exprimer, le technicien argentin avait un large sourire au moment de commenter ce dernier galop d’essai : "Je suis satisfait du résultat et du contenu. Tout d’abord par l’état d’esprit de l’équipe. Nous gagnons car notre ailier croit qu’il peut contrer un ballon sur une transformation. C’est la différence au score et ça démontre notre état d’esprit. Ce match devait nous permettre de savoir si nous étions prêts dans l’état d’esprit, nous le sommes. Nous voulions savoir si nous étions prêts défensivement, nous le sommes."

Il est certain que le staff technique tarnais peut avoir des motifs de satisfaction sur le comportement de ses troupes dans l’adversité car la première mi-temps a été dominée par les Palois qui n’ont pas réussi à prendre un avantage suffisant, butant sur la volonté des coéquipiers de Mathieu Babillot à ne pas céder malgré la pression adverse. "En première mi-temps, deux ballons nous mettent en difficulté : un en-avant sous le coup d’envoi qui nous met sous pression et on prend un essai, et la sortie de camp avec une touche directe on se retrouve dans notre camp et on prend un essai. Ce sont deux essais à zéro passe."

Une équipe rude

Tout n’a pas été parfait puisque les Castrais n’ont quasiment jamais réussi à inverser la pression pendant le premier acte. La faute notamment à une avalanche de pénalités contre eux. "Il faut travailler la discipline et la conquête, concédait Mauricio Reggiardo. En défendant bien, on parvient à récupérer des ballons car l’adversaire commet des en-avants, mais il faut une mêlée efficace pour prendre le contrôle du match à ce moment-là. En première mi-temps, la mêlée n’a pas été efficace. À chaque fois que la défense faisait son boulot, la mêlée nous mettait en difficulté. C’était mieux en deuxième mi-temps."

L’ancien pilier international est conscient que son équipe a encore une marge de progression dans ce secteur mais rien n’est rédhibitoire en travaillant dans les prochaines semaines. Mais l’essentiel est là : "Aujourd’hui on voulait redevenir une équipe dure et je pense que c’était le cas. À partir d’une bonne défense en place on peut construire pour le début du championnat. On va maintenant passer en mode compétition pour répondre présents lors des trois gros rendez-vous qui nous attendent." Le premier est programmé à Agen.

Un score anecdotique

 

En attendant d’entrer en salle de presse, le co-manager de la Section, Frédéric Manca, avait le sourire et n’affichait pas la mine déconfite qui colle généralement aux perdants. Il est vrai que le score final est trompeur si on ne le regarde pas par le prisme palois. Antoine Erbani, deuxième ligne d’un jour, avait déjà tenu à rétablir une vérité : "Je pense que si nous avions tenté toutes les pénalités en première mi-temps, le score aurait été différent car nous avons pris à la gorge cette équipe castraise pendant toute la première mi-temps." Il est évident que l’indiscipline castraise aurait été bien plus sévèrement punie en s’en remettant à la botte d’Antoine Hastoy.

Mais travailler était bien plus important que de faire gonfler le tableau d’affichage pour Frédéric Manca : "C’est une défaite même si c’est anecdotique, car aucune équipe n’a pris les points au pied. Nous réalisons une première mi-temps correcte où nous arrivons à mettre les Castrais sous pression longtemps, en les mettant à faute. En revanche on ne marque que deux fois. Il aurait fallu être plus tueurs car nous n’avons pas autant scoré que l’on aurait dû. Mais on a senti une équipe sûre de ce qu’elle voulait faire et comment elle voulait le faire donc c’est intéressant."

Seule équipe à avoir disputer trois rencontres amicales

Il faut bien avouer que l’indiscipline tarnaise a souvent coupé les actions béarnaises et certaines montées défensives adverses pouvaient paraître suspectes, même si Frédéric Manca ne voulait pas se cacher derrière cela, bien au contraire : "C’est toujours compliqué de lancer le jeu contre Castres. Nous sommes frustrés car nous avons eu de bonnes munitions mais il fallait mieux les utiliser pour imposer le rythme que nous voulions mettre. Ça nous a permis de travailler contre une défense un peu borderline on va dire, qui montait fort en étant bien organisée et batailleuse." Pour échapper à cette pression, il y a fort à parier que le staff aurait demandé à Antoine Hastoy d’user de son pied pour contourner le problème si cette rencontre n’avait pas été amicale.

Les Palois ont préféré garder le ballon pour tenter de trouver des solutions malgré des conditions peu idéales pour enchaîner de longues séances de jeu. "Nous avons une bonne base de travail après trois oppositions différentes, se réjouissait Manca, C’était le but. On finit aussi la deuxième période avec une équipe rajeunie pour accélérer l’apprentissage des jeunes. Notre plan de route est respecté." C’est d’ailleurs un sacré avantage sur les autres écuries puisque la Section est la seule formation à avoir pu disputer trois rencontres amicales.

Cela pourrait compter au moment de se retrouver sur la ligne de départ. Antoine Erbani restait prudent : "J’ai le souvenir de tellement de prépa qui s’était bien passées et nous avions pris des roustes au premier match. Il n’y a pas de vérités. On est humbles car on vient de vivre des saisons délicates. Maintenant, on a envie de bien faire, et certainement que l’on fera des choses maladroitement mais le plus important est de les faire à fond pour en finir avec les regrets." Il n’y en avait pas après cette défaite face à Castres.

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