Tests d'Automne : le Japon vers la sortie, les Springboks espérés

  • Les Japonais du pilier Ji-won Koo, quart de finaliste du dernier Mondial, ne viendront finalement pas en Europe à l’automne. Photo Icon Sport
    Les Japonais du pilier Ji-won Koo, quart de finaliste du dernier Mondial, ne viendront finalement pas en Europe à l’automne. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Annoncé parmi les huit nations qui devaient se disputer un trophée éphémère, à l’automne sur les pelouses européennes, le Japon ne pourra pas honorer cet engagement en raison du contexte sanitaire. Dès lors, les "européens" lui cherchent un remplaçant.

Jusqu’ici, l’affaire n’est pas encore officielle et le Japon, prévu au programme du prochain "Huit-Nations" (14 novembre-5 décembre), demeure un élément de la poule B où figurent également la France, l’écosse et l’Italie. Verra-t-on, alors, les Brave Blossoms, sensations du dernier Mondial, sur nos pelouses européennes à l’automne ? C’est très peu probable. Si leur forfait n’est pas encore officiel, il ne fait plus aucun secret à l’Orient. "Ils sont obligés d’annuler. Jamie (Joseph, le sélectionneur, N.D.L.R.) et les "étrangers" ne peuvent pas encore retourner au Japon. Beaucoup sont toujours en Nouvelle- Zélande. Dur de s’entraîner. Ensuite, il y aurait une obligation de quarantaine à leur arrivée en Europe. Tout cela rend la tournée impossible, au grand regret des joueurs et de l’encadrement", nous confiait un contact au Japon.

La Géorgie se propose

À la FFR, qui se préparait à accueillir la sélection japonaise dans trois mois, même son de cloche. "Pas encore officiel, certes. Mais on sait déjà qu’il y a de grandes chances qu’ils ne fassent pas le déplacement." Toujours pas officielle, l’annonce de ce "forfait" à venir est jusqu’ici l’information de l’agence de presse japonaise Kyodo News et, depuis samedi, la confirmation de Bernard Laporte en personne, dans les colonnes du Progrès. "Les Japonais ne viendront pas en Europe."

Quelle solution, dès lors, pour maintenir six rencontres à l’automne comme le souhaitent la FFR et son sélectionneur, Fabien Galthié ? Très vite au parfum de la situation au Japon, la Géorgie a proposé ses services. Plus précisément : elle les a proposés une seconde fois. Au moment de la constitution de cette compétition éphémère à huit nations, les Caucasiens avaient immédiatement fait savoir qu’ils souhaitaient figurer parmi les huit nations sur la ligne de départ. Leur "candidature" n’avait alors pas été retenue. "Les Géorgiens vont être contents de se voir proposer un ticket qui leur avait été initialement refusé", souriait une source fédérale ce week-end.

Les Springboks sondés

Rien n’est pourtant acté les concernant. Une autre piste, plus surprenante, a émergé dans le week-end, confirmée encore une fois par Bernard Laporte. "Nous cherchons une nation pour les remplacer. Nous sommes en discussions avancées avec l’Afrique du Sud. Ce serait génial de pouvoir se confronter aux Springboks, champions du monde en titre, mais ce n’est pas encore fait."

Génial, oui. Mais réalisable ? C’est moins sûr. Si des discussions sont effectivement en cours, les Sud-Africains sont déjà au programme du Rugby Championship (Four-Nations) qui devait initialement se dérouler cet été. Avant d’être reporté à cet automne.

La participation des champions du monde à une compétition européenne en novembre induirait, de fait, l’annulation de la compétition phare sudiste et la mise en grand danger de la Sanzaar, organisatrice de l’événement (ainsi que du Super Rugby), d’un point de vue strictement financier. Ce serait un tremblement de terre dans le paysage du rugby mondial, déjà chamboulé par la crise sanitaire.

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Léo FAURE (avec E. M.)
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