Montpellier : un peu d’ordre dans le jeu

  • Xavier Garbajosa, l'entraineur du MHR, veut faire évoluer le style de son équipe
    Xavier Garbajosa, l'entraineur du MHR, veut faire évoluer le style de son équipe Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Xavier Garbajosa veut adapter ses convictions aux qualités de ses joueurs pour mieux faire évoluer le style de son équipe. Premier test devant Pau.

Il n’avance pas masqué. Il revendique ses racines toulousaines. Cet héritage du "Stade" pour le mouvement, l’évitement ou le désordre organisé. Pour ce style identifiable, palpable durant cinq saisons à La Rochelle où il avait en charge les arrières. Xavier Garbajosa, manager sportif du MHR, l’affiche d’autant plus qu’il a sorti de l’impasse Jean-Baptiste Elissalde, autre légataire de cet esprit-là, et a pioché au cours de l’intersaison des cavaleurs aux semelles légères comme Vincent Rattez, Julien Tisseron ou encore l’international anglais Alex Lozowski, prêté pour un an par les Saracens.

Au moment où Montpellier ouvre sa 18e saison dans l’élite ce vendredi face à Pau, en prime-time du Top 14. Au moment, où Garbajosa ouvre pleinement son ère, à l’aube de sa seconde saison en Languedoc, le technicien, âgé de 43 ans, calme quelque peu le jeu. Il veut toujours faire bouger les lignes, et celle de l’identité d’un club encore jeune, mais il ne veut pas, ou ne veut plus peut-être, passer en force avec des joueurs façonnés par une méthode venue d’ailleurs, d’Afrique du Sud en particulier. "On a dû revoir, non pas nos convictions, mais nos ambitions à la baisse. Je dois être en phase avec les garçons à ma disposition. J’ai tendance à m’emballer, mais j’ai des garçons qui voient le rugby à travers un autre prisme. Je dois les faire tendre vers un nouveau style sans leur faire peur. Car je veux qu’ils gardent leur instinct de joueur, leurs qualités intrinsèques, nuance Xavier Garbajosa, aux mains désormais libres. Il y a toutefois une forme de progression dans l’imaginaire même pour les plus fermés d’entre eux à ce jeu-là. Il y a de l’acceptation pour une mise en danger."

La victoire étriquée devant Aurillac (19-13), pour l’unique match de préparation, a également refroidi cet espoir tenace, cette conviction profonde et irrépressible. Solide en défense, le MHR n’a jamais réussi à mettre en place son jeu. Pourtant avec l’arrière Anthony Bouthier, révélation de la saison, le centre Arthur Vincent, l’ailier Vincent Rattez, ou encore la fusée Gabriel Ngandebe, Montpellier possède plusieurs pépites qui peuvent incarner le renouveau de Montpellier et des Bleus. "Si on veut profiter de cette ligne de trois-quarts et la mettre dans de bonnes conditions, nous, les avants, allons devoir gagner la ligne d’avantage. Il n’y a pas de secret : s’ils ont des ballons ralentis, ils ne pourront pas faire autre chose que jouer à la ba-balle. On a cette responsabilité lourde mais naturelle", assure le talonneur Guilhem Guirado, l’un des nouveaux cadres.

Marquer son territoire

Pour basculer d’une ère à l’autre, et escorter la quête d’un renouveau sans cesse recommencé, Montpellier ne veut pas transformer son jeu en champ de bataille. Et avancer front contre front. Il mise peut-être sur une harmonie, un état d’esprit plus consensuel. Autour du nouveau capitaine et jeune international Arthur Vincent. "Pour mettre en place un jeu fait de vitesse, nous avons besoin d’être fort sur nos bases. À savoir la défense et l’état d’esprit. On a un groupe qui vit bien, on sent qu’il existe quelque chose. On sent un équilibre entre jeunes et vieux", dit le nouvel international. Pour nourrir cet état d’esprit, Montpellier a besoin de marquer son territoire lors de son match d’ouverture devant Pau. Une rencontre qui reste placée sous le signe de l’ouverture.

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M. B.
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