Péméja : "Montrer qu'on est là"

  • Xavier Péméja, entraineur de l'USON
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Publié le , mis à jour

Xavier Péméja, l'entraineur de Nevers, revient sur la longue préparation de son équipe lors de cette intersaison spéciale. 

Dans quelles dispositions l’USON Nevers Rugby aborde-t-elle ce premier match de championnat ?

On a eu beaucoup de temps pour préparer cette saison, et cela nous a fait du bien. Les entraînements ont vraiment été très bons, les joueurs ont été sérieux. Notre problème, c’est que l’on manque de matchs de préparation. Nous n’en avons fait qu’un seul, à Aurillac (la réception d’Oyonnax, le 20 août, a été annulée en raison d’un cas de Covid chez les Bressans, N.D.L.R.). Mais on ne va pas se plaindre, on n’est pas les seuls dans ce cas, il y a même des équipes qui n’ont pas pu jouer un seul match. Et Grenoble a lui aussi été perturbé dans sa préparation.

Comment vous êtes-vous adaptés à ces contraintes ?

En faisant travailler les joueurs en petits groupes. Ce qui n’est pas dans nos habitudes, mais le travail a quand même été de qualité, surtout au niveau de la musculation. Tout le monde a joué le jeu.

Votre seul match de préparation à Aurillac, s’est soldé par une victoire 38 à 28 face à une équipe qui avait posé des problèmes à Montpellier. Quelles leçons tirez-vous de cette rencontre ?

C’était le troisième match de préparation d’Aurillac, c’était notre premier, et cela s’est vu au début. Il nous a fallu du temps pour nous mettre dans le combat, ce qui était normal : les joueurs sortaient de trois mois d’entraînement pendant lesquels ils ont fait preuve de retenue dans l’engagement face à leurs coéquipiers. Du coup, ils ont gardé cette retenue dans le début de match, puis c’est passé. C’est pour cela qu’un match de préparation supplémentaire aurait été le bienvenu pour monter en intensité. Mais comme je le disais, il y a plus embêté que nous.

Début mars, Nevers était 5e et dans une forme ascendante. Pensez-vous être toujours sur cette dynamique ?

On a terminé septième pour notre première saison en Pro D2, sixième la deuxième année, et on aurait pu être cinquième voire quatrième la saison dernière. Notre effectif est stable, alors il est logique de se donner l’objectif d’être qualifiable. Mais on va avoir un championnat qui va démarrer très fort, qui sera très compact, avec beaucoup d’incertitudes sur les matchs.

Comment appréhendez-vous cette saison qui avance dans l’inconnu ?

Ça ne me dérange pas, au contraire, ça va mettre de la vie (sourire). Le plus important, c’est qu’on rejoue au rugby, que le Top 14, notre locomotive, redémarre, que les gens reprennent du plaisir en regardant des matchs. On doit retrouver cette joie. On sait qu’il faudra faire des efforts, des sacrifices, jouer peut-être le mardi ou trois fois en 15 jours. Mais on s’adaptera.

Vous ouvrez cette saison par un déplacement à Grenoble, qui vous avait infligé une lourde défaite (46-21) l’an dernier dans son stade. Ce souvenir sera une motivation supplémentaire ?

Lors de ce match, on avait été absents. On sait ce qu’il faut faire pour ne pas prendre une fessée. On joue un des favoris de Pro D2, l’équipe qui est pronostiquée comme étant la première. Il va falloir être au niveau, montrer qu’on est là. L’an dernier, on avait commencé par une défaite à domicile (face à Soyaux-Angoulême) qui nous avait mis un coup sur la tête. On avait ensuite prouvé qu’on savait se ressaisir, mais c’est toujours mieux de commencer par un résultat positif.

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Sébastien CHABARD
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