Vannes : Le bonheur est dans le pré…

  • Le coach Jean-Noël Spitzer a pour objectif le maintien du club de Vannes pour cette saison un peu particulière.
    Le coach Jean-Noël Spitzer a pour objectif le maintien du club de Vannes pour cette saison un peu particulière. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Après six mois de disette, les vannetais retrouvent ce soir la subtile saveur d’un championnat quitté trop tôt. Aurillac vient essuyer les plâtres.

On dit parfois que de la frustration, naît l’envie. Ce n’est donc pas sans un certain bonheur et une grande impatience que les Bretons vont retrouver ce soir la Rabine et son ambiance de feu. Même si la jauge est fixée à 5 000 personnes, les joueurs savent que la terre Celte est sacrée et qu’elle doit être défendue. Ce soutien populaire, les nouveaux joueurs en ont eu une première tranche il y a 8 jours contre Soyaux-Angoulême. Mais derrière tout cela, il y a un enjeu sportif et une ambition sur trois saisons. Premier objectif, "c’est assurer le maintien du club et d’atteindre les 60 points le plus vite possible et de manière la plus confortable possible", confesse Jean-Noël Spitzer. Comme à son habitude le patron vannetais se veut prudent et n’est pas du genre à s’appuyer sur le passé même s’il est parfois riche d’enseignements. La demi-finale contre Brive saison 2018-2019 est déjà loin derrière, "et je reste convaincu que notre quatrième place alors ne représentait pas le club ni dans les standards de celui-ci quand on voit la densité du championnat".

Nouvelle aventure, nouvelle ambition

Sur la base d’un recrutement qui s’est voulu sage (financièrement s’entend), mais futé, le collectif vannetais apparaît mieux armé que lors de ses précédents exercices. Le renforcement global se fait par touche successives à dose "homéopathique". "Après les départs de Dan Tuohy (qui est venu renforcer le staff N.D.L.R.), Hugh Chalmers et Albert Vulivuli trois joueurs expérimentés non Jiff, il y avait cette année nécessité de rééquilibrage avec l’arrivée de jeunes joueurs, la plupart Jiff. Cela répond à une logique et à un choix déterminé depuis au moins un an. Cela répond encore financièrement à nos capacités puisque nous avons fait l’effort financier de conserver certains de nos joueurs sollicités. Sur le papier cette équipe apparaît équilibrée. Il y a de la concurrence, nous avons du monde à tous les postes. J’espère avoir un groupe homogène qui permette de matcher chaque vendredi. Ce serait déjà bien, ce qui a été globalement le cas la saison dernière. Dire à chaque coup d’envoi qu’on ne part pas battu, c’est déjà une victoire. Voyager, c’est une attitude à avoir. Malgré deux ou trois gifles à l’extérieur, nous avons, à chaque sortie, eu un comportement de vainqueur. Nous y avons toujours cru", renchérit le boss.

Des perspectives intéressantes

L’impression laissée contre Soyaux lors d’une période initiale très aboutie (5 essais en 40 minutes ! et 33-0 au final) a laissé transpirer de belles possibilités. Physiquement dominateurs dans un jeu d’évitement et dans les enchaînements, le RCV s’est montré nettement supérieur dans la conquête, le grattage au sol et en mêlées ouvertes et fermées, Sur un plan individuel, si Abendanon ne semble pas encore s’être totalement fondu dans le groupe, les Pauvert et Symons (centres), Pages et Saseras à l’ouverture, Edwards (troisième ligne), et O’shea (deuxième ligne) sont déjà performants et ont pris la mesure des capacités de ce collectif. Reste maintenant à faire monter la mayonnaise et déjà placer des jalons pour l’avenir immédiat. Car après Aurillac, les déplacements à Provence Rugby et dans la foulée à Mont de Marsan ne seront pas des balades de santé. Alors autant démarrer en fanfare pour engranger de la confiance. Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite disait Paul Fort.

Didier LE PALLEC
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