Un flou persistant à lever au Stade Rochelais

  • Après une défaite en match amical face au Stade toulousain, les hommes de Jono Gibbes devront effacer cela par la réception de Toulon. Mais le Stade rochelais est-il fin prêt ? Verdict demain à 15h15.
    Après une défaite en match amical face au Stade toulousain, les hommes de Jono Gibbes devront effacer cela par la réception de Toulon. Mais le Stade rochelais est-il fin prêt ? Verdict demain à 15h15. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Après une fin de saison 2019-2020 ratée, les Maritimes rattaquent 2020-2021 sans plus de certitudes. Cette première sortie servira de révélateur.

Les mauvaises langues auront noté cet enchaînement, à presque six mois d’intervalle : le 29 février dernier, pour ce qui restera la dernière rencontre du Stade rochelais durant la saison 2019-2020, les hommes de Jono Gibbes s’étaient lourdement inclinés sur la pelouse du Racing 92, sur un score qui a les traits d’un triste record (49-0). "Cette défaite, c’est dur mais juste. Nous n’avons gagné aucune collision, nous n’avons pas su les mettre sous pression ou défendre leurs ballons portés. En fait, je crois que nous ne sommes même jamais partis de La Rochelle." Six mois et une grave crise plus tard, les Maritimes n’ont repris la route qu’une seule fois, pour un match de rugby. C’était en amical, à Limoges, il y a deux semaines pour ce qui restera leur seule rencontre de préparation avant de reprendre le Top 14. Même sanction : une gifle infligée par le Stade toulousain (38-0) et une inquiétude qui demeure. "38-0, c’est inacceptable, reconnaissait six jours plus tard Grégory Patat. On ne peut pas accepter cela, même si nous opérons une rotation d’effectif. On doit effacer cela."

Le Stade rochelais, alors, est-il fin prêt à reprendre ? Il ne trouva pas de quoi se rassurer avant de recevoir Toulon, ce samedi. Sa dernière rencontre amicale, prévue par Agen, a été annulée pour cause de Covid.

Une identité à reconstruire

Les craintes, logiquement, sont élevées, au moment de recevoir un RCT qui a fait partie des grands gagnants de la saison dernière et qui, cet été, a fait le plein de confiance en administrant une correction au voisin de Provence rugby, en amical (47-5).

Mais avant de se préoccuper de l’adversaire, le Stade rochelais a de quoi faire dans ses murs. Et les axes de travail sont nombreux : l’indiscipline, en premier lieu, qui a coûté si cher face à Toulouse avec pas moins de six cartons jaunes et 21 points encaissés en infériorité numérique.

Mais le chantier principal, en réalité, est plus global et tient plutôt à l’identité de cette équipe toujours en reconstruction, après l’ère Collazo-Garbajosa. Elle a construit ses plus belles heures récentes sur sa capacité à mettre de la vitesse et multiplier les séquences de jeu, par un rugby de possession. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le Stade rochelais est plus difficilement identifiable. "Contre Agen, on veut faire du Stade rochelais : remettre la main sur le ballon, enchaîner les temps de jeu longs, au près, au large, dans la défense et utiliser davantage les ballons portés, remporter nos collisions…" Tout un programme qui n’aura pas le luxe de s’éprouver "face à Agen" lors du dernier amical. C’est Toulon qui fera office de test grandeur nature. Sans filet.

Léo FAURE
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