À Agen, Castres remercie ses « finisseurs »

  • La dernière mêlée du match fut l'ultime tournant d'une partie marquée par la maîtrise stratégique dont les Tarnais ont su faire preuve.
    La dernière mêlée du match fut l'ultime tournant d'une partie marquée par la maîtrise stratégique dont les Tarnais ont su faire preuve. Midi Olympique - Patrick Derewiany. - Patrick Derewiany.
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Bien aidés par leur banc et une bonne gestion des "moments clés" du match, les Tarnais lancent idéalement leur saison à Agen.

Qu’il est loin le temps où l’équipe de France réalisait le grand chelem avec le même XV du début à la fin du Tournoi des 5 Nations (1977) ! Qu’on se le dise, en 2020, le rugby se joue bien à 23 et le Castres olympique en a fait la démonstration, samedi à Agen, où les Tarnais se sont imposés pour la troisième saison consécutive sur le score étriqué de 26 à 22. D’ailleurs, du côté de Castres, les vocables "titulaires" et "remplaçants" n’a plus vraiment la côte. Sur les bords de l’Agout, on préfère parler de "finisseurs", afin de ne pas froisser les ego mais surtout de coller au plus près au rôle exact de ces joueurs appelés à entrer sur le terrain pour "finir" le travail de sape entamé par les titulaires.

Plus expérimentés, les Castrais ont su mieux gérer les moments importants de ce match. Les deux fins de mi-temps notamment - les "money-time" chers aux Anglosaxons - où les Castrais ont su être décisifs, à l’inverse de leurs adversaires, pas encore assez froids et lucides. Ainsi, alors que ce sont les Agenais qui étaient le mieux entrés dans la rencontre (essai d’Abadie) et qui menaient 10 à 3 autour de la demi-heure de jeu, le CO a su appuyer sur l’accélérateur pour terminer la mi-temps en trombe. Deux essais de Kockott (30e) et Nakosi (39e) propulsaient les Tarnais aux commandes du match (17-10, mt).

Une dernière mêlée d’école

La suite ? Les Tarnais ont un peu perdu le fil de leur rugby en début de deuxième période, permettant à des Agenais retrouvés de reprendre la main sur le match et de se diriger vers un beau succès (doublé d’Ibitoye ; 22-17, 52e). Sauf que… les fameux finisseurs castrais ont été décisifs : citons par exemple Kévin Kornath ou Florian Vialelle qui sont venus continuer l’œuvre de Ma’ama Vaipulu et Yann David, assénant charges et plaquages bien sentis, ou encore Hans Nkinsi, qui fut précieux en touche au moment où Loïc Jacquet dut souffler. Dernière illustration de cet état d’esprit où les ego se mettent au service du collectif sur la dernière mêlée du match, où le coaching précoce de la première ligne tarnaise (dès la 51e minute) a permis au CO de jouer cette épreuve de force décisive, à la 77e minute, avec des hommes parfaitement frais, après que les Agenais ont commis un en-avant fatal sur un groupé-pénétrant qui aurait pu (du ?) être décisif. Mais l’efficience dans les zones de marque était Castraise. À n’en pas douter, la maîtrise et la puissance seront les deux grands axes du rugby castrais cette saison.

Au contraire de l’exercice dernier, où les Tarnais avaient mis du temps à trouver la bonne carburation (ils commençaient à y parvenir quand la saison fut interrompue par la pandémie), le CO commence cet exercice de la meilleure des façons. Il faudra confirmer, dès la semaine prochaine, face à un Stade français lourdement impacté par la Covid-19.

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