Grenoble n’a jamais craqué

  • L’ouvreur Enzo Selponi a dirigé les débats de façon juste. Il s’est également montré serein face aux perches (5/6). Photo Marc Robert
    L’ouvreur Enzo Selponi a dirigé les débats de façon juste. Il s’est également montré serein face aux perches (5/6). Photo Marc Robert
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Contrairement à la saison dernière en ouverture contre Colomiers, les Isérois ont réussi à l'emporter bien qu'ils aient tremblé à dix minutes de la fin face à des niverains qui n'ont rien laché.

Un scénario similaire mais un épilogue qui diffère. Alors que les Grenoblois s’acheminaient vers une victoire confortable à l’heure de jeu (22-3), les fantômes de la défaite inaugurale contre Colomiers (20-23 après avoir mené 20-3) l’an dernier ont ressurgi quand, en cinq minutes, les Nivernais signaient deux essais transformés pour revenir à cinq points d’un FCG réduit en plus à 14. Il restait alors neuf minutes. "Le cauchemar est revenu dans les têtes, confiait Thibaut Martel, mais on a su garder notre sang-froid, rester dans le système de jeu et être patient jusqu’à la fin pour rester devant au score." Grâce notamment au "coup de maître", dixit le troisième ligne grenoblois, d’Ange Capuozzo, exécutant un jeu au pied rasant qu’il récupérait pour aplatir dans l’en-but, devançant Blanc (73e). Les Isérois pouvaient souffler. "On a été sérieux. On a eu un petit passage à vide quand ils sont revenus. Après il était plus mental parce que je sentais qu’on doutait un peu mais les entrées ont fait du bien. Tout le monde a apporté quelque-chose", soulignait le manager Stéphane Glas. Avant ces quelques frayeurs, le FCG avait su construire son match en se montrant solide en mêlée, avec l’apport précieux de l’ex de l’Uson Kaikatsishvili, et efficace grâce à la botte d’Enzo Selponi, sanctionnant l’indiscipline nivernaise.

Les regrets nivernais

"Bien sûr que l’on avait envie de jouer, d’attaquer, de faire des ballons portés, etc., mais surtout de gagner, cadrait le capitaine Clément Ancely. Maintenant c’est la compétition, les matchs amicaux c’est fini. La meilleure des manières de bien démarrer ce championnat, c’était de gagner ce premier match à domicile. C’est fait. C’est le début, il faut reprendre le rythme, se régler, bien bosser aux entraînements et à chaque sortie s’améliorer." En termes de jeu, le FCG sait qu’il doit faire mieux. "On n’a pas vu grand-chose, regrettait Stéphane Glas. Le souci aussi est qu’avec les nouvelles règles tout est sifflé très vite. Il ne se passe rien sur le terrain. Je trouve que ça pénalise le rugby. C’est un peu dommage. On reste un peu sur notre faim mais c’est bien d’avoir pris quatre points et de ne pas leur en laisser un. C’est une bonne opération."

Forcément, de son côté, Nevers nourrissait des regrets. "On a mis trop de temps à rentrer dans le match, soulignait Guillaume Jan, en charge des trois-quarts. On les a un peu trop regardés et respectés. On s’est rendu compte en seconde mi-temps que quand on arrivait à se retrouver dans nos structures et les déplacer un peu plus, on trouvait des espaces. On a des regrets parce qu’on finit à dix points et on aurait aimé au moins accrocher un bonus défensif. C’est bien dommage. Le comportement des garçons n’est pas à jeter mais il faut qu’on ait un peu plus de confiance."

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Laurent GENIN
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