Speight : « Ce serait vraiment magnifique d'accéder au Top 14 »

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    Speight : « Ce serait vraiment magnifique d'accéder au Top 14 » / Pablo Ordas
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Recrue phare de l’intersaison, Henry Speight le Wallaby aux 19 sélections, évoque ses impressions sur la Côte basque et dévoile ses ambitions avec le club.

Comment êtes-vous arrivé à Biarritz ?

Le Super Rugby était en suspens. J’ai eu cette opportunité pour venir à Biarritz et le timing était parfait pour ma famille et moi. J’ai été très reconnaissant d’avoir cette possibilité et cela fait maintenant quelques mois que je suis au Pays Basque. L’équipe et le staff ont été très accueillants et ça a rendu mon intégration bien plus facile.

Que connaissiez-vous de Biarritz, avant d’arriver ?

J’avais l’habitude de suivre cette équipe à l’époque où il y avait pas mal de Fidjiens. Quand je jouais au rugby plus jeune, j’admirais Joe Roff. Il est comme un mentor pour moi. En prenant la décision de venir à Biarritz, j’ai suivi l’exemple de Sireli Bobo, Nemia Soqeta, Seremaia Burotu, pour jouer dans ce club où des légendes françaises ont évolué comme Serge Blanco, Benoît Baby, Dimitri Yachvili, Imanol Harinordoquy. Le Biarritz Olympique est un grand club avec une belle histoire.

Quelles sont vos premières impressions ici ?

Tout d’abord et c’est le plus important, c’est un très bel endroit du monde. J’avais vu des photos de la ville avant de venir et c’est en fait encore plus beau en vrai. On nous a montré des endroits sympas avec de la bonne nourriture et du bon vin. L’équipe est jeune, mais je trouve que c’est excitant de jouer avec des talents en devenir pour leur transmettre mon expérience. Je suis aussi content de partager avec les joueurs évoluant au même poste que moi et ravi de faire partie de cette équipe excitante.

Quelles sont vos ambitions avec Biarritz ?

Ma première des ambitions est de bien jouer ! Je veux continuer de progresser en tant que joueur. Ensuite, le but final est de gravir la montagne pour essayer d’arriver au sommet en accédant au Top 14. C’est vraiment mon objectif personnel, mais aussi celui de l’équipe. Nous avons fait un bon début contre Perpignan. Nous allons continuer à construire la meilleure stratégie d’équipe pour atteindre le but ultime qu’est le Top 14. Je pense que ce n’est pas impossible. Je suis ravi que le club m’ait donné l’opportunité de m’installer ici avec ma famille et je leur revaudrai en jouant de mieux que possible.

Excusez-nous de demander, mais que fait un international Australien comme vous en Pro D2 ?

Je pense que le Pro D2 est une bonne compétition, un peu sous-estimée dans l’hémisphère sud. Dans ce championnat, il y a beaucoup d’équipes qui veulent retrouver l’élite comme Grenoble, Biarritz. Ainsi, ça rend la saison plus intéressante et plus dure. En tant que joueur international, il y a beaucoup d’attentes autour de moi. Ce challenge est le bienvenu. Si je peux apporter du bon à ce club de n’importe quelle façon, ce serait vraiment magnifique d’accéder au Top 14.

Ce choix de venir en Pro D2 peut paraître surprenant…

Ça dépend du point de vue. J’ai passé dix ans en Australie à jouer en Super Rugby, j’ai été international. Je voulais donc essayer quelque chose de différent. Dans les douze derniers mois, beaucoup de choses ont changé, j’ai eu un fils. En dehors du rugby, pour ma famille, c’est une belle expérience de pouvoir profiter du mode de vie français et européen.

Ressentez-vous une attente particulière de la part des supporters, lorsque vous avez le ballon en main ?

Oui, mais pas seulement quand je touche le ballon. En étant international, on attend beaucoup de moi depuis que je suis arrivé, mais c’est un beau défi.

Le staff vous a utilisé à l’arrière pendant les matchs amicaux, un poste que vous n’avez pas occupé depuis longtemps. Comment se passe la réadaptation ?

Quand je jouais en Super Rugby, j’évoluais au centre ou à l’aile. Ici, il y a de très bons joueurs à l’arrière comme Ximun Lucu ou Darly Domvo. Ils me donnent quelques conseils sur le positionnement. Pour être honnête, avant mon premier match amical ici, je n’avais pas rejoué à l’arrière depuis l’époque du lycée aux Fidji. La réadaptation se passe très bien, et même si nous sommes en concurrence pour le poste, Ximun et Charly m’aident beaucoup.

Propos recueillis par Pablo ORDAS

Midi-Olympique.fr
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