Castres - Stade français : de l’envie et des interrogations pour les Parisiens !

  • Joris SEGONDS of Stade Francais and Gael FICKOU during the Stade Francais training session on September 11, 2020 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - Joris SEGONDS - Gael FICKOU - Stade Jean Bouin - Paris (France)
    Joris SEGONDS of Stade Francais and Gael FICKOU during the Stade Francais training session on September 11, 2020 in Paris, France. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - Joris SEGONDS - Gael FICKOU - Stade Jean Bouin - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
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Faute d’avoir pu bénéficier d’une préparation optimale, le Stade Français compte s’appuyer sur un état d’esprit, bien servi par les critiques venues de l’extérieur.

En Formule 1, il y a le tour de chauffe. Dans les lycées, le bac blanc. En entreprise, la période d’essai. La vie est ainsi faite qu’on ne se lance que rarement dans l’inconnu. C’est pourtant ce que les joueurs du Stade français vont vivre ce dimanche à Castres. Six mois qu’ils n’ont pas joué en compétition officielle. Six mois qu’ils vivent, au même titre que tous les autres clubs, tous les autres citoyens, une situation inédite et anxiogène. Seulement, en raison de ces 27 cas positifs à la Covid-19 en plein mois d’août, eux ont vu leur préparation largement amputée. "Jamais je n’ai débuté une saison sans jouer un match amical avant une première rencontre officielle, confesse le demi d’ouverture Joris Ségonds. Il y a forcément un peu d’appréhension, mais il y a aussi beaucoup d’envie." L’ancien Aurillacois marque une pause. Puis, reprend, avec un timbre de voix affirmé : "Il y a tout de même plus d’envie que d’appréhension." "Le groupe est vraiment revanchard, confirme l’entraîneur des avants Laurent Sempéré. Malheureusement, il y a une part d’inconnu car rien ne remplace les matchs amicaux."

Ségonds : "Beaucoup de gens aimeraient voir le Stade français se casser la gueule"

Le Stade français fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Son premier match face à l’UBB, la LNR a pris la décision de le reporter. Résultat : les railleries et autre déclarations ont déferlé, créant frustration et amertume chez les Soldats roses. Des sentiments déjà existants la saison dernière en raison de piètres performances. "Au fond de nous, on a ce goût amer d’avoir terminé dernier et de se faire un peu cracher dans le dos par tout le monde, ajoute Ségonds. On a l’impression que beaucoup de gens aimeraient voir le Stade français se casser la gueule." Et Ségonds de détailler l’état d’esprit qui anime le groupe parisien : "Le groupe n’a quasiment pas changé mais toutes les épreuves traversées ont créé de gros liens entre nous. Personne ne le voit de l’extérieur, mais je peux vous assurer qu’en interne il s’est passé quelque chose." À confirmer sur les pelouses de Top 14.

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Arnaud Beurdeley
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