Le Bail fait un bond dans la hiérarchie

  • Clovis Le Bail va enchaîner une deuxième titularisation.
    Clovis Le Bail va enchaîner une deuxième titularisation. Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Joueur au parcours aussi atypique qu’attachant, Clovis Le Bail, demi de mêlée, a rebattu les cartes au poste de numéro 9 à la Section.

Avec le retour au club de Samuel Marquès la saison dernière, Clovis Le Bail était clairement numéro 3 dans la hiérarchie au poste de demi de mêlée. Et rien ne laissait présager que ça puisse changer. C’est pourtant lui qui était titulaire à Montpellier vendredi dernier. Et il ne sera encore face à Agen. C’est la véritable surprise de ce début de saison car tout laisse donc à penser que la hiérarchie a été bousculée pendant la dernière intersaison. Le Bail préfère minimiser la portée de cette titularisation à Montpellier : "C’était bien. J’étais content mais ça ne veut rien dire, même s’il est vrai que débuter une saison titulaire, ça fait quelque chose. Ça m’a fait plaisir mais je ne vais pas m’emballer pour autant. Rien n’est acquis."

Saut de grenouille

Il est certain que sur ce point-là, Clovis Le Bail sait de quoi il parle puisqu’il est arrivé à 18 ans à la Section paloise en signant simplement une licence à l’association. "J’arrivais de Nantes et c’était la porte d’entrée que j’avais, avant d’intégrer finalement le centre de formation assez rapidement." Alors même s’il a toujours voulu devenir rugbyman professionnel, il a dû batailler. Une ascension qu’il a notamment partagée avec Antoine Hastoy, avec qui il forme maintenant la charnière de l’équipe pro : "ça fait un bail que l’on joue ensemble, depuis la première année où je suis arrivé… On se connaît par cœur, d’autant plus que nous sommes tout le temps ensemble. C’est donc plus facile sur le terrain." Et quand Hastoy a percé au GGL Stadium, il n’a pas eu de mal à trouver son demi de mêlée à l’intérieur. "C’est notre spéciale", rigole Clovis, ravi de partager cette aventure avec des amis de longue date : "Notre petit groupe va au-delà du rugby. On a tout fait ensemble, notamment la finale 2018 avec les espoirs. Nous partons même en vacances ensemble. Quelle chance de pouvoir être à ce niveau-là, ensemble ! Nous arrivons à l’âge charnière avec un peu plus d’assurance car nous avons quelques matchs derrière nous."

Ils ont aussi un peu d’expérience pour apprécier la victoire à Montpellier tout en restant sur leurs gardes au moment de recevoir Agen. Les exploits d’hier ne font pas les victoires de demain. Ils l’ont bien compris la saison dernière malgré des succès à Clermont ou Bayonne. "Il faut garder la tête sur les épaules", reconnaît ce demi de mêlée réputé pour ses prises d’initiatives et sa volonté d’apporter de la vitesse. Des arguments qui lui permettent d’aller souvent derrière la ligne où il avait pris l’habitude de réaliser un "saut de grenouille" pour aplatir. "C’est juste que je ne sais pas plonger. Ça me fait marrer car j’essaie mais je n’y arrive pas. à Montpellier, c’était trop tôt dans le match, il fallait rester humble." Le public du Hameau espère retrouver ce saut atypique dès ce vendredi soir.

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