Tastet : « Jamais le bon moment pour aller à Aimé Giral »

  • Julien TASTET - Coentraîneur de Mont-de-Marsan.
    Julien TASTET - Coentraîneur de Mont-de-Marsan.
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Avant le déplacement de Mont-de-Marsan à Perpignan, le co-entraîneur Julien Tastet revient sur la victoire de son équipe lors de la première journée et évoque le match à venir contre l'USAP au stade Aimé-Giral.

Avant de parler de Perpignan, revenons sur cette première sortie face à Béziers. Quel bilan en tirez-vous ?

La seconde période est de qualité, mais il y a beaucoup de choses à redire de la première. La satisfaction vient de notre caractère, de notre capacité à inverser la tendance sans s’affoler. Notre paquet d’avants, qui a été approximatif en début de rencontre a su rectifier le tir par la suite, et cela, couplé à une défense plus agressive nous a aidé à mettre notre rugby en place. Quand on a le ballon et qu’on met l’adversaire sous pression, c’est tout de suite plus facile.

Est-ce que ce premier match vous rassure ?


On ne peut rien dire après une journée. C’est un match qui est bien négocié comptablement, mais il faut tout de suite passer au suivant. C’est un éternel recommencement, et la question est de savoir si nous serons capables de faire à Perpignan aussi bien voire mieux que ce que nous avons fait face à Béziers.

Justement, n’est-ce pas le bon moment pour aller défier les Catalans ?

Je ne sais pas s’il y a des moments plus propices que d’autres pour aller à Aimé Giral, mais c’est toujours un défi excitant.

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire que nous savons ce qui nous attend. L’Usap sur son terrain, c’est très épais. Ils mettent toujours beaucoup d’intensité, poussés par leur public. Nous savons que ça va taper fort dès l’entame du match, d’autant plus après leur prestation à Biarrtiz, il faudra donc être capable de résister.

Votre équipe en a-t-elle les moyens ?


Ce sera tout le sel de cette rencontre justement. Nous allons forcément connaître des moments où nous serons sous pression, ce sera un bon test pour évaluer notre défense mais aussi notre discipline. Si nous sommes performants dans ces secteurs, alors peut-être que nous pourrons essayer de rivaliser ensuite dans le jeu. Mais il faudra d’abord exister sur ces points-là, sinon, ça peut faire cher à l’arrivée.

Est-ce que cette première victoire bonifiée peut vous aider psychologiquement ?


Disons que nous irons là-bas avec moins de pression. Nous attendons de nos joueurs qu’ils montrent du caractère, qu’ils ne soient pas timides, qu’ils aient envie d’entreprendre, de prendre du plaisir et de donner une image positive. Après six mois sans compétition, c’est le minimum.

Pour la première fois depuis longtemps, votre club n’apparaît pas dans les pronostics des entraîneurs comme pouvant intégrer les places de qualifiables. Qu’est-ce que cela vous inspire ?


Ce n’est pas surprenant. Nous commençons une nouvelle aventure, un nouveau projet, avec un groupe réduit par rapport aux années précédentes. Nous avons fait le pari d’intégrer pas mal de jeunes joueurs, avec un nouveau staff. Tous ces éléments ne nous permettent pas pour l’instant de nous prendre pour d’autres. Entre Perpignan et nous, sur le papier, il y a un monde. Et forcément, je ne vais pas vous dire que nous allons gagner là-bas, mais si nous pouvons ramener quelque chose, on ne va pas s’en priver. Simplement, c’est plus facile à dire qu’à faire.

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Propos recueillis par Pierre BAYLET.
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