Une si longue attente pour les Neversois

  • Le demi de mêlée Guillaume Manevy sera de nouveau à la baguette des Nivernais.
    Le demi de mêlée Guillaume Manevy sera de nouveau à la baguette des Nivernais. - Jacques Robert
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Timorés et maladroits à Grenoble, les Neversois de Xavier Péméja ne veulent pas rater leurs retrouvailles avec leur public, face à des Drômois qu’ils redoutent.

Depuis fin février, et une victoire bonifiée face à Carcassonne, l’USO Nevers rugby n’a plus évolué dans son jardin du Pré-Fleuri. Six mois et demi interminables qui prendront fin ce soir, avec la réception de Valence-Romans. "On va retrouver notre public, les supporters, les partenaires. Le club et le président ont besoin de tout le monde, il faut que personne ne lâche", souligne le manager Xavier Péméja. "On est tous dans une situation difficile, j’espère que les gens feront l’effort de venir au stade."

Le deuxième ligne Thomas Ceyte ne cache pas son impatience de "revoir le public" : "Moi, mon dernier match à domicile, c’était début février face à Grenoble. On est resté sur de belles performances à la maison, il faut qu’on renoue avec le public et la victoire. Et on a surtout envie de rejouer au rugby…" De fait, le match d’ouverture à Grenoble, samedi dernier, était loin du rugby que les Nivernais savent et aiment produire : "On n’a pas réussi à le déployer. On a fait trop de fautes. À 22-3, on a eu peur de prendre une grosse fessée alors on s’est resserrés, et on finit le match beaucoup mieux qu’eux. On voyait qu’en face ils n’étaient pas très bien. Mais le problème, c’est qu’on n’a joué que trente minutes sur quatre-vingt."

La défaite sans bonus (27-17) ni éclat laisse un arrière-goût acide à Xavier Péméja : "Nous avons tout subi de l’adversaire. Offensivement, on a été beaucoup trop timides. On s’est mis à faire quelque chose quand on a eu peur d’en prendre 40." Seule consolation, la défense qui avait pris l’avalanche l’an dernier au Stade des Alpes a "bien résisté".

Réparer la mêlée

Ce soir, face à des Drômois qui ont réussi une "performance XXL" contre Colomiers lors de la journée inaugurale (32-19), ses joueurs devront être "beaucoup plus entreprenants qu’à Grenoble". Et ne surtout pas s’appuyer sur le souvenir du large succès (36-6) obtenu l’an dernier contre une équipe qui découvrait alors le Pro D2. "Valence-Romans a fait un match très propre contre Colomiers. Ils ont recruté des joueurs d’expérience, de caractère", souligne Thomas Ceyte. "On doit se préparer en conséquence pour un gros match de rugby."

La saison passée, les Usonistes avaient vu leur moral se fissurer d’entrée avec une défaite à la maison face à Soyaux-Angoulême, aussi sèche qu’inattendue. La résilience collective avait ensuite fait son ouvrage mais l’écho de la fêlure est encore frais dans les têtes : "Il faut à tout prix que l’on gagne ce premier match à la maison, insiste Xavier Péméja. On doit imposer notre jeu, s’imposer, sans se poser de questions."

Piqué au vif par les pénalités infligées en mêlée face aux Isérois, son deuxième ligne bout de réparer l’affront : "On a été sanctionnés mais on n’a jamais été emportés, on ne s’est pas fait rouler dessus. On doit améliorer ce secteur ; c’est surtout du détail, du réglage. On doit se concentrer sur nous. On sait que notre système est bon, on l’a vu samedi quand on est revenus à 5 points. À nous de regarder ce qu’on a fait de bien pendant trente minutes à Grenoble et de continuer à performer dans cette voie."

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Sébastien CHABARD
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