Pourquoi la Section est (autant) d’assaut

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    Pourquoi la Section est (autant) d’assaut Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Après son coup d’éclat à Montpellier, la Section n’a pas tremblé à domicile pour venir à bout d’Agenais valeureux mais maladroits. Voici pourquoi pau impressionne. 

L’on sait combien les matchs à domicile suivant un exploit à l’extérieur sont ô combien piégeurs. Surtout quand ils sont disputés face à « des concurrents directs », comme l’a maintenu le manager palois Nicolas Godignon, qui refuse pour l’heure de revoir son objectif de maintien à la hausse : « Il reste 24 matchs franchement… On ne sait même pas si l’on jouera dans trois semaines. Ce soir, je n’ai pas vu de bouclier ni de feux d’artifice. Il faut être raisonnable… » Toujours est-il que la Section, vendredi soir, a réalisé un petit exploit : jamais, depuis sa remontée en élite en 2015, elle n’avait remporté ses deux premiers matchs de championnat. Voilà pourquoi, point par point, la Section réalise actuellement son meilleur départ depuis cinq ans.

Une mêlée d’airain

Décisive à Montpellier, la mêlée paloise a encore été précieuse face à Agen : « C’est important de s’appuyer sur un secteur fort pour tenir dans les moments délicats. Ce soir, nous avons encore récolté deux ou trois pénalités », se félicitait Godignon. Et notamment un nouvel essai de pénalité qui fit mal aux Agenais.

Une défense performante

Deux essais encaissés contre Montpellier, un seul face à Agen. Les Palois sont sûrs de leur force : « J’ai le sentiment que les joueurs se connaissent mieux, qu’ils se font davantage confiance », confiait le capitaine Martin Puech, exemplaire dans l’exercice au même titre qu’un Pierrick Gunther métamorphosé. « Nous avons aussi changé notre état d’esprit en la matière », ajoutait Godignon. « Nous considérons désormais que la défense est la première façon d’attaquer. Ce soir, deux de nos essais sont partis de là. »

Une charnière qui brille

Déjà très en vue au GGL Stadium, Clovis Le Bail et Antoine Hastoy ont encore livré un numéro de haut vol au Hameau. Le premier a parfaitement rempli son rôle de premier accélérateur du jeu palois, tandis que le second a inscrit pas moins de 18 points de son équipe.

Une préparation sans accroc

Les Palois ont un avantage certain sur les autres équipes : celui d’avoir suivi une préparation qui n’a jamais été perturbée par la crise sanitaire : « Ce fut une vraie chance. Nous n’avons pas eu à revenir au stade 2, nous avons disputé trois matchs de préparation… » reconnaissait Godignon. Et cela explique certainement pourquoi les Palois sont si performants dans les secteurs que nous venons de citer.

Un groupe plus soudé que jamais

Pau avait peu recruté, c’est vrai, avec seulement six départs pour sept arrivées. Et alors ? « Nous n’avons pas eu un gros recrutement, mais l’avantage c’est que cela fait longtemps que l’on joue ensemble. On se connaît tous, on se fait confiance, et j’ai l’impression que ce groupe est plus soudé que jamais », insistait Gunther.

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