Le CAB avait tout prévu

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    Le CAB avait tout prévu Justine Hamon
Publié le , mis à jour

Brive a eu peu d’occasion d’essai, mais a frôlé le hold up. Sa seconde période a salement embrouillé les Bordelais.

Brive a peut-être frôlé l’exploit. A22-20 à la 78e, c’est même incontestable. Mais une victoire du CABC aurait été un mini hold up. Brive a marqué un essai, offert sur un plateau par les Bordelais et ne s’est plus procuré d’occasion par la suite. (L’essai presque facile de Tirefort provint d’une maladresse initiale de Dubié sur un renvoi, puis d’une erreur manifeste de placement des trois quarts bordelais sur la mêlée suivante). Les Brivistes se sont ensuite appuyés sur leur défense et leur esprit batailleur pour provoquer un maximum de fautes adverses. Avec un peu de réussite en sus, c’est ce qui explique l’étroitesse du score.

Jeremy Davidson s’est montré humble et n’a cherché à tromper personne : « Oui, ce point de bonus, c’est un peu une mission accomplie. Le verdict du match est assez légitime, car je reconnais que les Bordelais ont manqué beaucoup de points au pied. Et au début du match, nous avons été dominés par des Bordelais très puissants. Imprécis, mais puissants. Ils nous ont par exemple percés d’entrée avec deux gros ballons portés, mais nous nous sommes repris ensuite dans ce domaine. » 

L’entraîneur irlandais a même reconnu qu’après la dernière pénalité de Botica (25-20),il a dû prendre une décision de sage responsable : « On a un peu hésité. Fallait-il tenter un coup de poker puisque nos adevrsaires étaient à quatorze, ou assurer le coup ? On a préféré la deuxième solution. »

Quand on joue le maintien, un point de bonus chez un gros bras, ça ne se galvaude pas. Les Corréziens ont donc joué loin sur un receveur bordelais en sachant très bien qu’il dégagerait illico en touche.

Huit changements

Davidson avait décidé de faire huit changements par rapport au premier match. Ceci aussi procédait d’une stratégie confiée par le demi de mêlée Julien Blanc : « Le scénario du match fut celui qu’on avait prévu. On savait qu’ils allaient mettre beaucoup de rythme et qu’ils prendraient probablement le score. On savait qu’en deuxième période, avec l’apport de notre banc, ce serait plus facile d’avancer face à un adversaire qui n’avait plus joué depuis vingt-cinq jours. On se doutait qu’ils baisseraient de rythme. » 
Les jeunes et moins jeunes Brivistes ont donc su capitaliser sur plusieurs faits de jeu, dont ce dernier essai refusé à l’UBB, assorti d’une expulsion de Tamanivalu. À 22-20, Julien Blanc entrevit alors un éclat de lumière qui dura quelques minutes : « Je reste mitigé sur la dernière action, à quinze contre quatorze on n’a pas su les mettre à la faute. On a clairement manqué une opportunité, c’est clair. »

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