Lyon : c’est de leur(s) faute(s) !

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    Lyon : c’est de leur(s) faute(s) ! / Julien Poupart
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Sanctionné de cinq cartons, le Lou a vu sa belle envie gâchée par son indiscipline dans les mauls.

Ce n’est pas que l’on soit de nature foncièrement empathique, loin s’en faut. Mais force est de reconnaître que le rôle de manager du Lou Rugby n’est pas le poste le plus enviable du rugby français en ce moment. Parce qu’entre un stage de début de saison annulé, une préparation indigne de ce nom pour l’ouverture du Top 14 à Gerland (sans le moindre entraînement en commun, faut-il le rappeler), Pierre Mignoni avait probablement rêvé d’un autre début de saison. Des malheurs auxquels il a fallu très vite ajouter une cascade de blessures après cette première défaite contre le Racing, que d’aucuns lient évidemment aux conditions catastrophiques dans lesquelles ce choc fut préparé. Toujours est-il qu’entre les absences de Couilloud, Ngatai (commotion), Barassi (épaule), Mignot (déchirure), Cretin (déchirure), Sobela (commotion) et Gomez-Kodela (commotion), ce déplacement à Toulon semblait d’office mal embarqué...

Réduits à 12 en première période

Il y avait de quoi douter, vous dites ? Et comment. Et comme toutes les équipes dans l’expectative, le Lou s’est englué à Mayol dans le mal profond de l’indiscipline. D’entrée de jeu, plusieurs attitudes coupables dans les rucks de Colby Fainga’a, trop grosses pour être vraies, nous avaient mis la puce à l’oreille. Un mal confirmé quelques minutes plus tard par une première faute grossière de Mickaël Guillard écroulant un maul (14e), un autre carton jaune infligé à Wisniewski pour une accumulation de trois fautes sur la même action après une contre-attaque éclair de Villère (18e), et dans la foulée une troisième exclusion temporaire pour Ivaldi pour maul écroulé, assortie d’un essai de pénalité (19e).

N’en jetez plus, la coupe était pleine, jusqu’à obliger ces Lyonnais réduits à 12 pendant 5 minutes à aligner une improbable troisième ligne Tuisova-Bastareaud-Fernandez le temps d’une mêlée… Et même si ces derniers eurent le mérite de ne pas lâcher pendant cette période (la terminant avec un débours de seulement 10-3), nul doute qu’ils y laissèrent en contrepartie une énergie  fatalement payée par la suite. C’est ainsi qu’après avoir collé au score jusqu’à la 67e, Lyon dut baisser pavillon au prix d’un hat-trick d’essais de pénalité, synonyme de quatrième puis de cinquième carton jaune, cette fois-ci infligé à Doussain puis à Lambey pour des énièmes mauls écroulés. Dura lex, sed lex...

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