Laporte se démultiplie sur le terrain

  • Bernard Laporte
    Bernard Laporte / DR
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L’avance de Laporte dans notre consultation s’explique par son retour sur les terrains où il était attendu par bon nombre de présidents.

Il a repris son exercice favori le 19 août à Carqueiranne, dans le Var. Bernard Laporte, candidat à sa propre succession, a donné le coup d’envoi d’un marathon de réunions publiques. Durant son premier mandat, Laporte a tenu à maintenir ce lien avec le terrain et il a effectué au moins une fois par semaine en moyenne un déplacement dans un club, où très souvent il animait une séance de rugby. Pour cette nouvelle campagne, Laporte parti plus tard que son adversaire, a choisi de multiplier les rendez-vous. Un tour de France des petits clubs, qui passe par des villages tel Miélan dans le Gers à la fin août, ou encore Bellac dans la Haute-Vienne cette semaine. Laporte apprécie ces moments d’échange même quand il n’est pas en terrain conquis comme la semaine passée dans les Hauts de Seine, sur les terres de son adversaire. De plus, la demande est forte pour l’accueillir et il doit parfois effectuer deux rendez-vous quotidiens pour honorer ses invitations. Les clubs amateurs veulent voir leur président, l’interpeller, le questionner. Cela tombe bien, il adore et en profite pour amender son programme.

Ainsi comme révélé la semaine passée dans ces colonnes, l’idée d’une indemnisation directe des arbitres par la fédération est venue suite à plusieurs interpellations de présidents sur le sujet lors de meetings qui, parfois, se transforment en entraînements dirigés.

Bernard Laporte a conservé son âme de technicien, et il quitte parfois la veste de costume pour enfiler le survêtement et diriger ici une séance d’une école de rugby, là une de vétérans de rugby loisir.

En fait, Laporte est comme une bête de scène : il a un besoin quasi viscéral d’aller au contact. Il excelle dans cet exercice et c’est comme cela qu’il compte creuser le sillon de sa victoire le 3 octobre.

Et cela marche. Un exemple parmi tant d’autres : mais deux clubs d’un même comité départemental qui s’étaient prononcés en faveur de l’opposition lors de notre dernière consultation en juin, ont, cette fois-ci, opté pour Bernard Laporte. La raison ? Ils l’ont rencontré et ont pu discuter avec lui. Car, et c’est un casse-tête pour son équipe de campagne, lors de ces rencontres Laporte reste présent tant qu’un président ou une présidente qui souhaite le rencontrer ne l’a pas fait. Si son retour sur le terrain ne s’est pas traduit par une accentuation de la marge d’avance qu’il possède, il a déjà tordu le cou à l’idée que du fait de son statut de président Laporte s’était isolé.Il est toujours dans son élément.

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