Saint-Genis-Laval : déconfiné et reclassé

  • Mickaël Louhet (debout au centre) a repris la présidence au début de l’été, ici avec des dirigeants et des éducateurs. Photo Sébastien Fiatte
    Mickaël Louhet (debout au centre) a repris la présidence au début de l’été, ici avec des dirigeants et des éducateurs. Photo Sébastien Fiatte
Publié le / Mis à jour le

Après le départ d’une quarantaine de joueurs et de dirigeants, des passionnés ont pris la relève pour repartir en Première-Deuxième Série.

Pour Saint-Genis-Laval, le retour - espéré - sur les terrains s’effectuera contre… Grane, en championnat Première – Deuxième Série. Si la période de confinement a été compliquée pour beaucoup, elle a été encore plus douloureuse du côté du stade de Beauregard. Depuis plusieurs mois, une situation conflictuelle couvait au sein du club. Elle a explosé au printemps : en conflit avec le comité directeur, une quarantaine de joueurs décidait de claquer la porte. Dans la foulée, une partie du comité directeur, dont les deux présidents, Hugo Excoffier et Lionel Souquières, jetaient l’éponge…

"Avec le confinement, personne n’a pu se voir pour parler de la situation, regrette Mickaël Louhet, président du printemps 2018 à fin 2019, de retour à la tête du club depuis le début de l’été. Cela n’a pas arrangé les choses."

Depuis, avec un comité directeur restreint (une dizaine de personnes) et des éducateurs volontaires, le club continue de faire vivre une école de rugby toujours dynamique.

Les seniors, en tête de leur poule d’Honneur avant l’arrêt de la saison, sont redescendus de deux étages. Une trentaine a resigné et va tenter de redresser le club, accompagné sur le banc par Daniel Andreo, toujours fidèle au poste.

"Nous aurions pu repartir en Honneur mais nous risquions de prendre quarante points tous les week-ends et nous aurions sûrement terminé en Promotion Honneur, juge le président. Nous espérons être en Promotion Honneur la saison prochaine en surfant sur une dynamique positive."

En coulisses, les difficultés extra-sportives sont nombreuses. Comme beaucoup de clubs, il s’agit notamment de rassurer les licenciés, et les parents des plus jeunes et de s’adapter aux nouvelles contraintes. L’accès aux vestiaires et au club house est très limité, et l’organisation d’événements interdits, ce qui n’aide pas à développer la convivialité, ni à alimenter les caisses du club.

"On repart comme un petit club, avec beaucoup d’humilité et d’envie, souffle Mickaël Louhet. Des problèmes ont existé. Maintenant qu’est-ce qu’on fait ? On y va."

Une amicale des anciens devrait voir le jour bientôt pour aider le club à continuer d’accueillir et de former la relève de joueurs passés par Saint-Genis comme Maxime Casali (Rillieux, Fédérale 2).

Sébastien FIATTE
Voir les commentaires
Réagir