Albi doit lancer sa saison

  • Gilen Queheille of Albi during the rugby Pro D2 match between Colomiers and Albi on February 23, 2017 in Colomiers, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport)
    Gilen Queheille of Albi during the rugby Pro D2 match between Colomiers and Albi on February 23, 2017 in Colomiers, France. (Photo by Manuel Blondeau/Icon Sport) Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Les albigeois retrouvent leur antre du stadium. pour évacuer le nul frustrant ramené de nice, la victoire est impérative face à Bourgoin.

C’était le 29 février dernier. C’était il y a quasiment sept mois, c’était hier, c’était il y a une éternité. Dans ce monde d’avant, Albi atomisait Saint-Sulpice-sur-Lèze et marchait sur la poule 3 de Fédérale 1, le regard fièrement porté vers la phase finale de cette compétition que toute une ville ambitionnait de remporter pour enfin atteindre son Graal, une accession en Pro D2. Et puis, en même temps que la pandémie enserrait le monde de son étau de peur, tous les rêves albigeois se sont écroulés, reportant à des jours meilleurs le retour du SCA dans l’antichambre de l’élite.

Sept mois plus tard, les Albigeois ont reculé sur le parcours qui doit les conduire en Pro D2. Alors qu’il ne leur restait qu’une poignée de matchs à négocier en février, les voilà devant le défi de négocier un nouveau championnat tout entier, dont on sait qu’il promet d’être d’un niveau extrêmement homogène et relevé. Ils ont pu s’en apercevoir à l’occasion du match inaugural, la dernière semaine, où ils n’ont pu faire mieux que de ramener un match nul inespéré de leur déplacement à Nice. Samedi soir, c’est Bourgoin-Jallieu, un des épouvantails de la compétition qui viendra tester la capacité de résilience du SCA. Mathieu André, l’infatigable deuxième ligne jaune et noir, au club depuis neuf saisons, se félicite de retrouver son antre : "Il y a forcément beaucoup d’excitation à l’idée de revenir au Stadium et de revoir notre public même si les conditions seront forcément particulières avec le protocole sanitaire à respecter. Il faut profiter de ce contexte de joie et d’euphorie pour lancer notre saison." Et évacuer la frustration née de la copie mal aboutie livrée à Nice : "Nous sommes frustrés de n’avoir pas réussi un meilleur résultat à Nice. Nous n’avons pas fait un bon match, pas à la hauteur de ce que nous sommes en droit d’attendre. Il faudra faire beaucoup mieux face à Bourgoin parce qu’on ne s’en sortira pas toujours aussi bien", concède le deuxième ligne trentenaire. Allusion à peine masquée au niveau de l’opposition attendue des Berjalliens : "Ce sera à n’en pas douter une des plus grosses cylindrées de la poule, avec un recrutement de joueurs ayant connu le Top 14 et une épine dorsale très solide. On s’attend à un grand match."

Améliorer la discipline

Au rang des améliorations à apporter sur leur propre collectif, les Albigeois devront se montrer beaucoup plus disciplinés et maîtres de leurs nerfs que face aux Azuréens, contre qui ils ont écopé de trois cartons jaunes. La touche, aussi, n’a pas connu son rendement habituel, ne permettant pas aux Tarnais de mettre en place leur jeu de mouvement.

Du côté des Berjalliens, la venue dans le Tarn sera l’occasion "d’effectuer un test", dixit le manager Jean-Henri Tubert, face à "une équipe à l’effectif très stable". Les Berjalliens, eux, se présenteront avec un passif collectif beaucoup moins solide, treize recrues ayant intégré le groupe depuis la saison dernière. Il faut dire que les Isérois partaient de loin, avec un effectif "pas suffisamment fourni en nombre pour les exigences de ce niveau." Jean-Henri Tubert a pu bénéficier de renforts de grande expérience (Léandre Cotte, Rossouw de Klerk, Poutasi Luafutu, Roimata Hansell-Pune…) et aura pour objectif de ramener au moins "un point de bonus défensif" de son déplacement dans le Tarn…

David BOURNIQUEL
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?