Biarritz échappe au piège

  • Le BO se sort de justesse du piège tendu par Béziers
    Le BO se sort de justesse du piège tendu par Béziers Icon Sport - Icon Sport
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Fort de ses ambitions, Biarritz se devait de dominer un Béziers encore dans l’inconnu. Les basques ont eu toutes les peines du monde à s’imposer. Mais ont forcé le dénouement.

Le match des paradoxes : à treize contre quinze, Biarritz est allé chercher la victoire dans les derniers instants. La marque d’une équipe qui a des ressources. Or, cette révolte, longue à se dessiner, était attendue dès le début du match. Les basques avaient bien des choses à se faire pardonner après la déconvenue de Montauban. Mais leurs ardeurs ont été douchées par la pluie qui s’est invitée le jour du match après une semaine à s’entraîner sur un terrain en velours. Alors, ce début de match coupable, avec en prime le vent dans le dos, a laissé le champ libre à des Biterrois qui en ont profité pour occuper le terrain et les endormir. Jusqu’à l’heure de jeu et cet accrochage… Qui laissera les Biarrots en infériorité numérique. "Bizarrement, cette bagarre nous a réveillés ! On a été mieux tout d’un coup dans l’engagement", réagissait Ximin Lucu.

Le BO a donc joué par intermittence. Ne mettant que parcimonieusement ses qualités propres au grand jour. Les ballons portés ont été trop rares, la capacité à trouver de la vitesse, comme sur l’essai de Perraux où Artru relance du fond du terrain, a relevé, sur ce match, de l’exceptionnel. Alors ces hauts et ces bas ont engendré un sentiment, bien sûr, mitigé. "Ce match aurait pu nous échapper, c’est une évidence, lâchait Matthew Clarkin. Mais je suis très content du caractère de l’équipe qui nous a sortis d’une situation délicate et, à la fois, déçu et frustré de nous être mis dans cette situation. Béziers n’est pas la dernière équipe qui va nous embêter jusqu’à ce que l’on trouve des solutions pour être plus serein."

L’effectif biarrot se révèle peu à peu

Cette quiétude pourra-t-elle s’installer avec le retour de certains cadres absents pour ce rendez-vous ? Le manager voit surtout dans cette adversité un motif d’encouragement. "La victoire avec tellement de blessés, de changement, est plutôt une source de satisfaction."

Mêmes problèmes, même constat à Béziers. L’équipe qui s’est déplacée sur la Côte Basque, encore en rodage, était bien remaniée : beaucoup de jeunes dont trois qui couchaient leur nom pour la première fois sur une feuille de match professionnelle : Bringuier, Courtaud et Uruty… Petit-fils de Biarrot. "Ils nous ont amené leur insouciance, soulignait Thibaut Bisman. Ils ont répondu présent ainsi que d’autres qui n’ont pas eu encore leur chance. La concurrence s’installe. On a un effectif de qualité." Qui s’est vraiment révélé à Aguilera jusqu’à faire émerger des regrets. "Je suis vraiment frustré, continue le capitaine. Biarritz a eu peur jusqu’à la fin. Mais on a fait trop d’erreurs. Ça nous rendra plus forts pour la suite."

Chacun pourra donc puiser dans ce match ses contentements. Le principal, avec la victoire pour l’un et la résistance pour l’autre, étant de sortir d’un guêpier tant redouté.

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Edmond Lataillade
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