Bordeaux passe une étape de plus !

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Bordeaux n’a pas gâché le premier match de phase finale de son histoire. Ce fut un vrai match couperet avec un prologue brillant et un épilogue difficile. Raison de plus d’en être fier.

Les Bordelais n’ont pas manqué le grand rendez-vous, même s’ils ont sans doute un peu tremblé en fin de partie, quand leur avance fondit, que Tameifuna prit un carton jaune, et que l’adversaire se sentit vraiment fort. Dans cette ambiance étrange, le final prit un tour paradoxalement plus humain. On entendait les deux staffs donner de la voix, Julien Laïrle par exemple, particulièrement passionné. Un vrai seizième homme qui faisait corps avec son équipe, à nos oreilles, ce fut plaisant à entendre. Quatrième série ou Coupe d’Europe, le cœur d’un entraîneur est toujours le même.

Parce que cette première qualification en demie, il fallut finalement l’arracher avec les dents, dans un scénario assez proche du dernier UBB-Brive. Prologue aisé, épilogue difficile avec une infériorité numérique à supporter. Édimbourg était quand même revenu à 20-14, un essai transformé les aurait fait passer devant. Dans ces moments-là, on se raccroche à certains gestes, des moments d’abnégation plus que de classe pure. Ce plaquage de Pablo Uberti sur Hamish Watson devant la ligne (en avant) ou cette intervention en sortie de maul de Maxime Lucu qui fit lâcher le ballon à un Écossais.

La mêlée décisive, seuteni aussi

Christophe Urios l’a confié : "Je suis plus satisfait de la deuxième mi-temps que de la première car, je m’attendais à ce type de match. On savait qu’Édimbourg avait plus de rythme que nous. Alors la fin du match, on l’a faite au courage. On s’est un peu désunis, c’est vrai. Mais le cœur a pris le relais des jambes, c’est ce que j’ai aimé. Évidemment, la première mi-temps fut brillante, mais je savais de quoi mon équipe était capable. En revanche, j’avais des questionnements sur mon équipe dans un contexte d’un match de phase finale. Peut-elle tenir quand c’est dur, quand l’adversaire revient… J’ai la réponse !"

Au rayon des gestes forts de la partie, le manager des Bordelais conservait plutôt le souvenir de sa mêlée qui, par deux fois, sut produire un effort décisif (sur l’essai de Dubié, sur l’ultime pénalité à quatorze contre quinze avec Uberti en position de flanker). Pour notre part, on conservera un petit exploit individuel, celui de Ulupano Seuteni. En position de défenseur, il réussit à plaquer et à chiper le ballon à son vis-à-vis Johnstone pour offrir le ballon de contre parfait à Santiago Cordero. On précise que Seuteni parvint à rester debout sur cette action. Une bonne occasion de mettre en lumière cet international furtif samoan : "Oui je l’adore, il peut jouer premier centre, second centre et aussi à l’ouverture. C’est avec lui en numéro 10 qu’on a gagné à Clermont l’an passé. Je le trouve encore un peu réservé, il a besoin de casser un certain plafond de verre. Il a toujours été un peu dans l’ombre de quelqu’un, aujourd’hui, il a montré tout son potentiel."

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